Au pays de la malbouffe

Je sais, je vais commencer par la note négative de ce voyage (enfin négative… disons qu’on en a (trop) bien profité).
Car ce matin je me suis pesée.
Et même que sur ma balance il y a un petit onglet rouge pour caler sur ton poids habituel, onglet que l’aiguille a allégremment dépassé pour aller se ficher 3 kilos et demi plus loin.

Yep

en 10 jours.

Sur un poids de base de 50 kgs ca incite quelque peu au respect, non ?

Faut dire que bon, aller manger une salade au McDo ca n’a jamais été mon truc, junkfood addict je vous rappelle. Et bien rien de mieux que les USA pour s’y adonner totalement, forcément…
Addiction qui ne peut rester impunie…

Donc au programme : Detox, detox (du foie, mais du compte en banque aussi tant qu’à faire), j’ai commencé ce matin en troquant mon Banania-céréale contre une tasse de thé vert, c’est dire la mesure de mon engagement (mais en attendant, j’ai la dalle).

Je vous ai donc concocté un petit florilège calorique de ces 10 jours totalement orgiaques.

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De retour !!

Et bien voilà… retour au froid (pinaise, ils annoncent -1 jeudi) et à la pollution mexicaine…

Ca sent la bonne humeur ce billet, non ?
Bon en même temps, rentrés hier à une heure du mat’, enfin qu’on croyait.. du coup on a mis le réveil une heure plus tard, pour aller au boulot à 9h30 au lieu des 8h30 réglementaires. (prendre une journée de vacances supplémentaire pour rester à la maison et récupérer, ca va pas non !!??)

Mais bon, on s’est bien dit en arrivant sur le parking qu’il n’y avait pas grand monde… dans les bureaux non plus d’ailleurs… Le directeur de la boite étant en congés on s’est dit quand même que les mexicains étaient gonflés d’en profiter pour glander… Même qu’ils sont tous arrivés à 9h30.

Ce n’est qu’à 11h qu’on s’est rendus compte qu’au Mexique ils avaient changé d’heure aussi….

arrrfffff…..

Sinon, pour résumer :

– La Louisiane : A visiter ABSOLUMENT, du charme, une architecture magnifique, super temps, une culture à part, un shopping de folie (oui, bon ca ca marche dans tous les US), une ambiance de dingue à New Orleans…

– Je ne suis pas sure que Le Microbe se soit super bien tenu chez les italiens…. dixit l’énorme griffure exhibée par Pietro ce matin (bon en même temps il chahutait). On le récupère ce soir 😉

– Ai pris X kilos… en 10 jours, j’en reparle demain parce que tout de même j’explose un record là…

– ai appris que le système de chauffage de la nouvelle usine était pas prêt (et risquait pas de l’être) pour cet hiver. Déjà qu’il n’y en a pas à la maison non plus…
Je rappelle que je suis allergique au froid et que j’ai déjà les phalanges rouges et qui grattent. Avec 10 degrés de moins je ne sais pas ce que ca va donner (ca va quand même faire 4 ans que je passe les hivers à bosser en blouson, y’en a marre… on se rend pas compte en France, mais dans beaucoup de pays, le chauffage : c’est un luxe…)

– je compte donc dès ce week end acheter un chauffage soufflant portatif à greffer sous mon bureau (ca sera toujours mieux que les mini bouillotes dans les poches de la polaire lors des hivers chinois)

Putain… encore 3 mois avant le retour en France.. ca va être long

Made in China : Les slogans

Si il y a un truc qui surprend en Chine, ce sont ces gigantesques affiches avec des slogans à la gloire du pays, ou pour l’achèvement de ceci ou cela. Généralement à l’entrée des villes, ou dans des zones en développement. Souvent aussi à l’entrée des sites touristiques.
Héritage maoiste j’imagine. Pendant la révolution culturelle, les étudiants étant obligé de créer ces « big character poster » à la gloire de Mao et du communisme. (bah.. pour remplacer les cours d’EMT..)

Mais ce qui est marrant c’est qu’ils sont maintenant systématiquement traduits en anglais.. et heu.. comment dire.. ça laisse pantois.

Des exemples à l’entrée de Beilun : grosse bourgade industrielle-polluée dans laquelle je vous le rappelle nous avons passé 3 ans :

Tiding over difficulties to achieve brilliance (surmonter les difficultés pour rencontrer l’excellence). Avec des plateformes pétrolières en toile de fond.. so romantic

Security of Beilun – Contructing together a peaceful home (la sécurité de Beilun : contruisons ensemble un foyer paisible). J’adore l’envol des oiseaux.. quand on sait qu’il n’y en quasiment plus en Chine… Tous massacrés durant Le Grand Bond en Avant ou je ne sais quelle campagne de Mao qui avait décrété les oiseaux comme nuisibles car ils mangeaient les graines du peuple. Moralité, plus d’oiseaux, insectes en pagaille, récoltes gâchées, famine, etc etc….

Bon celle là j’arrive pas à lire et je ne me souviens plus de ce qui était écrit.. vous remarquerez juste qu’ils ont pris des laowai (étrangers), qui ont l’air mais super contents d’être là (put your hands in the air…). D’ailleurs il y a quelque temps, avant l’arrivée de mannequins professionnels, si vous étiez occidental vous aviez de grandes chances de vous retrouvez mannequin en Chine (d’ailleurs, il est encore possible dans les petites villes de se faire « scouter » dans les bars à expats, c’était arrivé à Zhom..)

Alors celle-là c’est ma préférée : Ecology of Beilun – creating a harmony between human and nature (écologie de Beilun : créons une harmonie entre l’humain et la nature)
Il est ô combien dommage que vous ne voyiez pas l’arrière-plan (pas de panoramique, photo prise dans le taxi..bref), car vous aviez respectivement à gauche et à droite :
– une grosse usine avec des tas de cheminées qui fument (noir) et des containers à perte de vue.
– un lot de 3 palmiers en plastiques, un vert, un jaune, un rouge. (TOUT en rouge hein, tronc y compris)
Les chinois ne sont pas trop sensibles à l’ironie je pense..

Le problème étant vous l’aurez compris que la plupart des slogans chinois sont quasiment intraduisibles… et sont systématiquement en décalage complet avec la réalité.. mais ça ne dérange personne.

Made in China : petits papiers et tampon rouge

ou pourquoi la mode du « 0 papier » n’est pas prête d’arriver en Chine.

Lors de votre premier jour de travail, on vous remet précieusement un tube de colle blanche liquide…
Soit, dites vous, mais étant donné que vous avez également la chance d’etre muni d’une agrafeuse, pour votre première note de frais vous agrafez consciencieusement tous les justificatifs à votre petit papier. Mais, voilà, le tout vous revient pleine face 2 jours après et vous êtes prié d’utiliser la fameuse colle « en haut à gauche ».

Depuis vous vous maculez régulièrement et les doigts et votre bureau, en pestant contre les habitudes chinoises…
Au bout de 6 mois nous avions percé le mystère ! La faute aux archives ! Effectivement, on peut observer au bureau des finances une énorme machine à trouilloter (je parle pas de la petite perforatrice, mais du gros truc à levier) et régulièrement les piles de notes de frais sont trouillotées EN HAUT A GAUCHE, là ou il y a la colle et consciencieusement ficelées et mis en tas pour les archives… Forcément, une agrafe là au milieu et c’est le bordel….

Et ce n’est pas le seul pré-requis à la note de frais chinoise. Tout papier, pour être officiel, doit être tamponné. En rouge. (le noir ca marche pas)
Je vous explique pas la galère quand vous avez oublié de faire tamponner la facture.
Yep, la signature n’a pas de valeur légale. Seul le « sceau » officiel en a. (je ne parle pas des particuliers). Et celui qui a la garde du sceau a le « pouvoir du crâne ancestraaaal » (heu non c’est autre chose…), enfin le pouvoir absolu quoi.
Et dans les boites, il est gardé dans le coffre fort.
Et pour avoir accès au sceau (genre pour signer un contrat, payer un truc, que sais-je encore…), il faut un papier… officiel… donc avec un autre sceau, que détient une autre personne… vous commencez à entrevoir pourquoi des fois l’expat en Chine provoque d’irrémédiables maux de tête chez les occidentaux.
Jusqu’au jour où vous trouvez l’astuce : ils veulent un tampon rouge ?? OK, je vais leur en donner. Et vous allez à la petite échoppe du coin vous en faire fabriquez un au nom de la position que vous occupez dans la boite et c’est plié !
( testé et approuvé par le Zhom quand il était responsable du département qualité, comme quoi des fois un peu de pragmatisme ne nuit pas)

Made in China : indispensable Mingpian

Que vous alliez en Chine pour le boulot ou pour les vacances (et plus généralement en Asie) vous allez OBLIGATOIREMENT revenir les poches pleines de mingpian !
C’est un incontournable. Impossible de se présenter à quelqu’un sans tendre AVEC les DEUX mains et en inclinant la tête le précieux carton, je veux bien sûr parler de la Carte de Visite !
Impossible d’ailleurs non plus de repartir d’un magasin sans une pile du fameux truc (des fois que tu voudrais le recommander à tes potes).
Il doit y avoir toute une industrie derrière.
Je subodore même que la mingpian chinoise soit à l’origine de la déforestation mondiale voyez.
Bref.
Donc au début vous trouvez ça plutôt agaçant. Surtout que c’est limite une religion ce truc là. La déférence avec laquelle ça se manipule et se range dans des petites boites métalliques (sauf que vous ça atterrit IMMANCABLEMENT dans la poche du jean qui passe à la machine…)
Mais après quelques trajets en taxis durs de la feuille, qui n’ont de cesse de répéter « gei wo mingpian, mingpian, mingpian *  » rapport à votre accent pitoyable. Vous vous trouvez à les collectionner, voire à les quémander et les garder dans un petit livret spécial qui fera bientôt l’épaisseur du bottin parisien dans votre sac à main.

Rigolez pas : c’est VITAL cette chose là.
Et dans les rencontres d’expat’, ca s’échange comme des cartes Pokémon même. Je t’échange le super resto de Shanghai contre le génial tailleur de Hangzhou.
Et le jour où vous êtes vraiment assimilé, en plus de votre mingpian professionnelle à deux faces (anglais / chinois), vous vous retrouvez à en faire une perso, pour que vos potes réussissent à expliquer au taxi comment arriver chez vous…

* : donne moi la carte de visite !

PS : yep, ça c’était la notre.. je suis pas sûre que les chinois appréciaient l’image d’Epinal, mais bon..
PPS : et mon petit nom (à gauche) en chinois c’était Xi Xi, prononcer sissi, comme l’impératrice quoi… parce que Cécile ils y arrivaient vraiment pas…
PPPS : et vous savez quoi ? je viens d’en retrouver encore DEUX dans mon porte-feuille… c’est comme les francs depuis le passage à l’euro, dans 10 ans on en retrouvera encore..

Les petites iles de la Sonde

Si je vous dis Indonésie ? Vous pensez à quoi ? Bali non ?
Ben oui, c’est absolument sublime comme île, elle a de plus réussi à conserver une âme malgré l’afflux touristique.
Donc en octobre 2005, quand nous avons décidé de partir à l’assaut de l’Indonésie, on a bien sûr mis quelques jours à Ubud à notre programme. (Ubud = capitale spirituelle de Bali, seule île hindouiste au milieu d’un chapelet musulman indonésien)

Mais le côté aventurier nous titillant, nous avons poussé plus loin, dans les Nusa Tenggara, vers les confins de la Sonde, l’approche du Pacifique, les petites îles où chassent encore les baleiniers, les terres des Dragons de Komodo. Nous avons donc passé une semaine sur l’ile de Flores – qui est la seule île catholique de l’archipel – , bien bien à l’est de Bali ou Lombok, et sur Rinca, qui fait partie du parc national de Komodo, où vivent encore les bestioles préhistoriques du même nom.
Il faut bien se dire que dans ces coins là, le confort n’était pas du voyage…

Nous avons donc pris l’avion de Bali pour atterrir à l’est de l’île de Flores – Maumere (avec la Merpati, encore une compagnie ou tu te muscles le fessier le temps du voyage…), et nous avons rejoint la côte ouest en voiture… à une moyenne de 30km/h je dirais vu les routes, et avec un couchage plus que primaire.

Ce fût un voyage très riche en émotions, très roots aussi, et qui nous a marqué à jamais…
Les temps forts :

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Menu Best of

Bon, comme vous le savez je ne suis pas là cette semaine.
Il y a quelques billets « voyage » et « made in china » de prévus, mais en attendant je vous propose de relire quelques billets.
Tout d’abord la série « made in China » que j’avais faite en juillet… bah vous allez me dire « c’est du réchauffé » oui, mais non. Car j’ai illustré tous ces billets de mâaagnifiques photos, chose que je n’avais pas eu le temps de faire cet été, donc pour voir les illustrations, c’est ici :

Préambule
Le BUS
Jia le Fu
A l’arrière des taxis
Douce musique de Chine
A la gare routière
Le délicat problème des chaussettes
Des petits papiers

Et puis les quelques billets « drôles »… enfin.. ou qui ont tenté de l’être, et qui datent un peu, mais que je relis affectueusement :

Les risques du shopping en solo
Un peu flippée de la valise
La trop fameuse bougnette
La chaussette esseulée

Allez, demain RV pour du tout beau tout neuf 😉

PS : et oui : scoop, je fais mon coming-out… bon OK je suis déguisée sur la photo et suis maquillée à la truelle avec une pause qui donne le torticoli, mais bon…