Bye-bye Mexico

A l’heure où vous lirez ces lignes, je serais vraisemblablement confinée dans un Boeing, la boite du Microbe me valant d’avoir une position « en grenouille » (150 euros de surtaxe pour emmener un animal en cabine, la cage réglementaire empêchant toute vélléité quelconque d’allongeage de jambe). Et vraisemblablement d’humeur de doberman dûe à la nuit blanche et au programmes ciné d’Air France, au choix : pourraves ou bien passant sur un écran qui ne marche pas.
Avec un peu de chance j’aurais tout de même fini Super Princess Peach, et retrouvé les écouteurs de l’Ipod…

Au revoir Mexico donc. Après seulement une année… oui mais qui fait suite à 3 années en Chine, et c’est là toute la différence. 3 années qui nous avaient vidés et qui ont certainement contribué à notre manque d’enthousiasme pour cette nouvelle vie. On va donc rentrer, se ressourcer, digérer tout ce vécu avant de – qui sait – repartir un jour.
Mais en attendant 2008 sera l’année de la mimilisation ! maison, break, chien ? (ah non, déjà 2 chats), déballage, installation.

En attendant nous quittons Mexico et nous ne regretterons pas :
– la pollution
– les bouchons et les chiens écrasés
– l’insécurité et la corruption
– le boulot
– la densité humaine

C’est un fait, nous n’avons peut être pas apprécié la culture mexicaine à sa juste valeur (à part la nourriture… slurps), la vie à Mexico même n’étant pas réputée pour y aider. Usés, que je vous dis.

PS : ceci étant dit, je n’aurai pas accès au net et ne pourrai pas répondre aux com’s avant lundi… mais que ca ne vous rende pas paresseux pour autant !

Les chaussures frites *

* : Frye Shoes (oui bon, fried pour être correcte, mais après ca colle plus..)

Suite aux hululements shalimesques que l’entrapercu de mes Richelieues fauves avait suscités lundi dernier, je me dois de développer un micro-poil.

Je replace le contexte si vous me permettez.
Mexico, chaussures = Chères ET Bof.
Mexico-USA = NAFTA (et pas -line, acronyme pour dire en gros programme de libre échange) = pas de taxes
Shopbop.com = hyper soldes, marques originales car pas en France = FdP de malades MAIS livraison en 2 jours.

hé hé (sourire narquois de la modasse en passe de réussir le coup shoppesque qui va faire hululer les consoeurs).

Donc POF, richelieues* fauves, en taille 7 (7 = 37, facile), Amex du Zhom, 78$, trop de bonheur.

La marque s’appelle Frye et fait d’habitude plus dans la santiag, since 1863, et de la bonne, celle qui résiste au temps et se patine avec l’âge. Le truc qui fleure la sueur clinteastwoodienne, les steppes et le bison, l’AMERIQUE quoi.
Mais la ils ont fait la déclinaison fille. Avec 8cm de talons tout de même, mais en gardant les finitions et coutures un peu brutes.
Je vous engage à aller sur le site, les modèles sont à se damner (évidemment, si on les trouvait en France, ca serait trop simple… Allemagne, Angleterre : oui, mais chez nous queutchi)

C’est d’ailleurs leur fond marketeux ca : le fait main tradition, since 1863 je vous dis :

Bref… Donc la Walinette elle attend sagement son paquet et elle jubile.
Sauf qu’au moment où le gars d’UPS déboule il lui réclame 921 pesos de taxes…. (ce qui fait – merci oanda.com – exactement 57 euros 68)
Du coup le super plan qui va faire hululer de jalousie tellement il est bon il prend un coup dans l’aile. Et qu’au lieu d’avoir mes frites soldées moitié prix et ben je les paie plein pot.
J’ai beau râler, pleurer, supplier, menacer : dans le *bip* le NAFTA, ca revient à 100% de taxes, merci Messieurs les douaniers mexicains.

Erf… du coup je dois vous avouer que – pas fière – je n’ose même pas les essayer… il ne manquerait plus que ce ne soit pas ma taille…
… enfin bon, je ne vais pas passer non plus la soirée à regarder la boite avec un air de merlan désespéré.

Et ben vous savez quoi : coup de bol, elles sont parfaites, nickel. Limite si je ne pourrais pas trottiner avec malgré les 8 cms. Les finitions et la patine sont fantastiques (talon cloué, semelle cousue…)
Par contre, dans le *bip* la tradition américaine, elles sont Made In China !!! (là sérieux ca m’a fait un choc… je marchais à fond dans le concept, que je peux être naive des fois…)

* quelqu’un pourrait dire me dire comment écrire Richelieu, les shoes, au pluriel… richelieus ? richelieux ? richelieues ???

PS : c’est qd même fou, c’est la première fois que j’ai eu à payer des taxes… merci UPS, avec la poste normale américaine ca passait sans pb…

Du Zhom et du Home-Cinema

Bon, bon, bon…. y’a comme qui dirait un grand vide chez nous. Déjà que la maison n’était pas bien remplie, mais là il y a de l’écho. Dimanche, notre acheteur est venu récupérer son dû. Canap’ et table télé y compris.

On est à 2 jours du départ, c’est le souk le plus total, les valises ne sont pas faites, on a RV avec le déménageur demain pour faire faire un transatlantique à notre super matelas américain-que-c’est-du-150cm-vas-y-pour-trouver-les-draps-qui-vont-bien-en-France.
Et mon Zhom, qu’est-ce qu’il fait ? hum ? Le triage de son tiroir à chaussettes ? Pensez…

NON. Il rebranche le home cinema…. Même si on n’a de toute facon plus de canapé ni meuble télé, et qu’il faut redébrancher la petite cinquantaine de fils 2 jours plus tard.

C’est là qu’on réalise que l’homme et la femme ne gèrent pas leurs priorités de manière identique.
Et qu’ils n’ont d’ailleurs pas les mêmes priorités tout court.

Le prétexte étant de continuer à avoir du bon son. (et aussi de se souvenir comment sont branchés les &%#$ de zillions de fils du bidule).
Très important le bon son pour le mâle.
Parce que je sais pas les vôtres, mais le mien m’agace prodigieusement à chaque début de lecture de DVD à sautiller, l’oreille à chaque enceinte (les 6, d’enceintes…), pour voir si tous les décibels sortent bien comme ils le devraient. Et de jouer avec la télécommande pour triturer les basses. On en a bien pour 10 minutes, de ce manège…

Enfin, ca c’est en fonctionnement optimal. Parce qu’après achat il a fallu le monter et le brancher, l’engin.
Encore, celui là ne nous a pas fait trop mal : mode d’emploi en espagnol (ca se comprend) et codes couleur pour les fils / enceintes / ampli (pas con ca les codes couleur, pas con).
Mais le précédent – chinois – nous en a fait baver des piles de télécommande. Pourtant le vendeur avait bien insisté : si vous voulez on le livre et le branche gratis.
Et là le Zhom qui gonfle le torse : « bu *  » (* : « non », en Chine, qu’on était)
moui moui… ben tintin,
marque chinoise = livret en mandarin,
il a fallu rappeler le magasin,
pour qu’ils nous renvoient le technicien.

Il est revenu en France d’ailleurs celui là… m’est avis qu’on va rire au désencartonnage-rebranchage. (pis c’est pas l’ouvrier Darty qui va nous dépanner)…

Pour conclure sur un hors-sujet total il faut que je vous fasse part d’une prouesse dont je ne suis pas peu fière : il y a de celà 2 mois j’ai acheté un paquet familial de 24 rouleaux de papier hygiénique. Le tout sous les railleries du Zhom jugeant le tout un peu disproportionné. Deux mois plus tard et le passage de 4 membres de la famille peu accoutumés aux nourritures épicées, j’ai le plaisir de vous annoncer que je viens de mettre en place dans les toilettes de notre chambre le DERNIER rouleau. Si c’est pas de l’optimisation ca Madame. (par contre j’ai totalement foiré le coup du liquide vaisselle… on ne peut pas avoir le compas dans l’oeil pour tout)

PS : oui, je sais, parfois il m’en faut peu….

Le retour du fameux « pull à chiens-chiens »

Est-ce que vous vous souvenez mon mon pull jacquart à motifs chiens ? ramené amoureusement d’un American Eagle Outfitter louisianais, le coup de génie ou coup fumeux selon la sensibilité du lecteur.

Et bien figurez-vous que je ne l’avais pas encore porté avant cette semaine. Pas de doute – non non – ni de « second though ». C’est juste qu’il me manquait un élément crucial : QUOI mettre en dessous.
Question qui a trouvé sa réponse en la forme d’un chemisier marine à carreaux Gap.
Du coup j’ai ressorti mon jean large (limite pattes d’eph en fait) Miss Sixty et ne suis ma foi pas mécontente du résultat.

J’aime bien ce style… ca tire sur le « preppy » (si si, parait que c’est à la mode : genre Ivy League US, école BCBège quoi, avec carreaux, marine bien propre sur soi) mais avec un twist années 70. J’en profite pour faire un zoom sur les shoes, j’en reparle dans la semaine.

Où va se blog je vous le demande, vlà que je m’auto congratule…

Ahem

Bref.. sinon, pour compléter le tout, je viens de mettre la main sur les nouveaux PBC (petits blousons en cuir pour celles qui ne suivent pas les blogs mode) de chez Bershka : ben je les trouve BIEN mieux coupés que ceux de la collec automne-hiver. Un micro-poil plus chers, mais ca les vaut (80 euros, que ca vaut). Je l’ai pris en camel, mais y’a vert sapin, chocolat et noir.

A noter tant que j’y suis à donner des infos, que Pull and Bear vient de sortir un perfecto en cuir tout mou noir impec également (99 euros)

A se demander ce que feraient les modeuses francaises sans les espagnols (dites donc, la France elle se réveille un peu oui ?? NafNaf, Kookai, Promod, vous êtes où ??)

Venez défier les blogueuses VIB !

VIB : Very Important Blogueuse. Vous savez, le forum pour suivre l’actualité des blogs de fille et s’entre-aider au niveau technique.

Au fur et à mesure des discussions, des échanges, de nouvelles idées surgissent. Dont celle-ci :

Le Défi-Mot.

Ou comment remettre au goût web 2.0 les blagues de potache que nous faisions étant étudiants ou lycéens :
Le principe est donc le suivant, arriver de manière discrète et élégante à caser 3 mots un peu particuliers dans un billet de son cru.

Vous avez jusqu’au 5 février prochain pour participer à la première édition et utiliser les mots :

AMPHIGOURI – FANGEUX – STUPRE

Oui, c’est du lourd que voulez-vous, on est joueuse ou on ne l’est pas. Et je me dois de dire que je suis impressionnée par les premiers écrits.

Pour connaître les modalités de participation, RV sur le forum !

Une bannière Influenceurs devrait être disponible dans la journée pour relayer l’information.

Edit : la bannière Influenceurs est ici

Que ramener du Mexique ??

C’est une question qui revient souvent dans mes requêtes Google et – soyons réalistes – une des premières questions que je me pose avant de partir en voyage… ce qui explique que je commence systématiquement la lecture de mes Lonely par la section artisanat. Ahem, bref. Je suis une fille, qui aime le shopping, on ne va pas revenir là dessus ;-).

Les souvenirs mexicains donc ! Je me contenterais de ce qu’on peut trouver dans le Chiapas / Péninsule du Yucatan. Une des zones les plus touristiques et avec l’artisanat le plus représentatif (pour les bottes, chapeaux de cow-boys et ponchos : c’est dans le nord qu’il faut aller).

Allez, un petit best-of :

Reproduction sur cuir de bas-reliefs des temples de Palenque : ici le roi Pakal (800 et quelques, période Maya classique)

Lire la suite

Brèves mexicaines

Bon bon, faut quand même que je dise un petit truc officiellement :
Le Mexique et l’expatriation seront derrière moi dans précisément UNE semaine. Autant dire que le compte à rebours est lancé.
Déménagement, Microbe dans sa boite, avion et hop : retour dans la mère Patrie. Ce qui n’est pas bien entendu sans provoquer quelques pointes de stress… Le retour conjoint au chômage et dans les foyers maternels n’aidant pas … (après 7 ans de mariage, habiter chez les parents….erffff)

Ceci étant dit il convient de profiter au maximum de ce que le Mexique peut nous offrir avant notre départ. Et c’est dans cette optique que nous avons été au resto hier soir (bon, fallait trimballer des clients américains…) histoire de goûter quelques nouveautés qui nous faisaient encore défaut (comme quoi, même quand on croit avoir tout fait…). Et nous avons lourdement insisté pour commander ca :

mekesdonc ??!

Du riz trop cuit ?

De l’Ebly sauce mexicaine ??

NAN

vous séchez hein… ben je vous le donne en mille, ce sont des « ESCAMOLES », ou dans la langue de Molière : des OEUFS de fourmis. C’est gros, hein ? je ne pensais pas que ca pouvait être aussi gros comme oeuf… Parait que c’était le plat des rois aztèques. Pas hyper facile à trouver, comme plat. Autant vous dire tout de suite : c’est particulier, pas mauvais hein, mais particulier.

Cependant à l’avenir rappelez-moi de ne pas avaler tout et n’importe quoi : il va finir par m’arriver des bricoles.
Parce que je n’incrimine pas les escatrucmuches, mais plutôt le plat au second plan : la sauce aux piments, avec piments séchés pilés devant nous. Hyper fort. Mais bizarrement ca n’arrachait pas tant que ca.
Jusqu’au moment où ca c’est mis à me gratter…. la gorge… le dessous de la langue… les gencives…les lèvres… comme si j’avais avalé des orties fraiches voyez : irritée, j’étais. Le plus bizarre dans l’histoire c’est que ca s’est propagé au nombril (soit), à la paupière gauche (bizarre mais bon) et à l’oreille droite (pas la gauche, la droite : rouge et enflée, là vous admettrez que ca devient curieux).

Conclusions :
1 – Faut VRAIMENT qu’on arrête avec les OGM, pesticides et cie, parce qu’on commence à voir apparaître des allergies étranges.
2 – Vivement la semaine prochaine : avec du Caprice des Dieux, je ne risque rien….

Lipstick Jungle – Candace Bushnell

Un petit coup de lecture, ca vous dit ?
Je vous livre une de mes lectures de ces dernières vacances « spéciales plages », ou littérature de fille : Lipstick Jungle, par la Miss Candace Bushnell, plus connue pour Sex & the City. Je l’avais d’ailleurs lu après m’être régalée avec la série et avais été je dois dire assez décue, mais passons.

Lipstick Jungle reprend les thèmes chers à l’auteur, à savoir la vie de new-yorkaises belles et successfull. Si SATC traitait de trentenaires à la recherche de M. Big, Lipstick Jungle met en scène des quarantenaires au faîte de leur carrière et parfois même avec enfants. Dans une interview récente, Candace Bushnell évoquait même son souhait de poursuivre ses chroniques newyorkaises féminines par les aventures de 4 cinquantenaires cette fois. Chaque tranche d’âge ayant des problématiques différentes.

Ce que j’en ai pensé : j’ai littéralement dévoré le livre jusqu’à sa première moitié.. La description de l’upper east side, du Garment district, la vie trépidante des héroines… Mais finalement ca ne décolle pas. Normal vous me direz pour des chroniques, pas vraiment de début ni de fin. Mais tout de même, passée l’excitation des premiers chapitres, on s’ennuie un peu. Comme à la lecture de Sex and The City finalement.
A se demander si les romans de Candace Bushnell ne sont pas mieux en version script de série télé : à voir si l’adaptation de Lipstick Jungle (diffusion à partir du 7 fev sur NBC avec notamment Brooke Shield et la « fiancée de Jack Bauer ») me donnera raison.

Bilan : on passe tout de même un bon moment, j’ai beaucoup aimé notamment la description du milieu de la mode new-yorkais et la description de la carrière d’une créatrice, mais le livre s’essoufle en deuxième partie.

Le résumé : Elle vous a fait rire, rêver, fantasmer avec Sex and the City, chronique sans complexe et désormais culte du New York branché et de ses jet-setteuses débridées. Candace Bushnell revient avec trois nouvelles héroïnes : Nico, Wendy et Victory. Des battantes au top de leur carrière en perte de vitesse en matière de vie privée… Nico trompe son mari avec un mannequin qui pourrait être son fils, Victory oublie l’échec de sa dernière collection de vêtements dans les bras du premier milliardaire venu, et le mariage de Wendy avec un homme ay foyer est en chute libre… Comment gérer le sexe, le business et l’amour lorsqu’on est une femme dans la jungle new-yorkaise ? Toujours chic, drôle et glamour, le nouveau must de Candace Bushnell.

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