Je me rappelle pourquoi…

… il ne faut JAMAIS au grand JAMAIS que je vienne habiter Paris.

Parce que pour mes petites affaires, je m’y suis rendue vendredi dernier, et comme à midi c’était plié, j’ai eu tout le loisir de m’y promener (enfin, sauf que je n’avais pas pris de pépin, et que forcément il a plu).
Résultat des courses, la Walinette devant les vitrines parisiennes, ça fait :
[mode Rainman ON] han han – han han [mode Rainman OFF]

Forcément, tout ce qu’on voit dans les magazines et sur la blogofille est LA, à portée de CB, y’a de quoi surchauffer du neurone non ? L’habituel sentiment de frustration fait place à une fébrilité incontrolable guère plus agréable.
Alors je ne sais pas comment les parisiennes font… Je me dis qu’elles doivent être blasées, voilà c’est ça. Sinon comment ne pas être au bord de la banqueroute dès le 5 du mois. Ou alors il y a des cours de self-control obligatoires dès l’installation hausmanienne, plus ou moins intenses selon l’arrondissement.

Quoi qu’il en soit, vu que je suis à peine ceinture verte en shopping parisien, il a bien fallu que je retourne dans mon TGV chargée comme une mule. Faible femme.

First : Ca y est, j’ai pris goût aux ventes privées/presse.
Ayant suivi le premier commandement : « chaque fois qu’à Paris tu monteras, le blog de MarieSue au préalable tu consulteras« , j’ai pu profiter de la vente privée Maloles.
C’était le dernier jour, certe, mais il restait quelques petites paires mignonnettes en 37.
Bilan : 2 paires, entre le quart et le tiers du prix habituel.

Et quelles finitions, mazette, du fait main en Espagne… la doublure matelassée or, je ne m’en remets pas. (c’est ballot je sais on la voit pas, mais tout de même).

Lire la suite

Petite Mendigote ou Sous le sable ?

Une jolie surprise pour une amatrice de vente en ligne comme moi (oui bon, pour une « provinciale » quoi….) c’est la boutique egerie-accessoires.com. Parce que bon, quand on a vécu 4 ans à l’étranger (et quand je dis étranger, ce n’est pas New York ou Londres on est d’accord, mais le trou du *bip* de la Chine) ou qu’on se retrouve coincée dans la maison des beaux-parents qui ne se trouvent non pas dans une ville de moins de 50 000 hbts, ou 20 000, ni même 2000 ou 400 mais dans un LIEU DIT. Et bien je prends toute possibilité nouvelle de faire du lèche vitrine comme une EXCELLENTE nouvelle.

Les pochettes Petite Mendigote, tout le monde connait, ou presque, mais perso je ne savais pas que American Retro avait une ligne d’accessoires. Vous l’aurez compris, Egerie c’est seulement et uniquement des sacs, pochettes, bijoux, ceintures et cie. Le parti pris : du frais, du girly, une navigation aisée. Les références ne sont pas encore exhaustives, mais un joli choix parmi les collections de ce printemps.

Cerise sur le gateau, les prix me semblent tout à fait raisonnables (9,90 euros pour les fameuses pochettes Petite Mendigote) et le code UNIQUE vous donne 10% de réduction sur votre commande hors promos.

Les produits fétiches de la blogo

Cela fait un temps certain que je traîne mes guêtres sur la blogofille et que je note dans un coin de Moleskine tous ces produits absolument géniaux et indispensables qu’il faut ABSOLUMENT que je me procure.
Mais qui étaient introuvables au Mexique. Crotte.

Donc forcément, de retour en France, je me prends mes notes pleine face et commence aussi sec ma rééducation :

Bon, d’entrée je peux vous dire : la baume à lèvres Weleda procédait plutôt de ma nouvelle bio-attitude que d’une quelconque recommandation. Ben finalement, c’est pas comme le dentifrice : il est bien celui là.

Donc dans la série des recommandations des blogueuses, j’ai retenu :

la lime à ongles en verre. Inusable, inrayable, abrasive juste ce qu’il faut MAIS hautement cassable (et ça c’est ballot). 12 euros la marque Vitry chez Carrefour. J’ai cru que le petit truc rose en nubuck était un étui, ben tintin. C’est juste pour faire joli dans l’emballage (les boules, et encore plus les boules quand j’en ai vu une chez Sephora AVEC étui pour 8 euros. Bref).
Et bien vous voulez que je vous dise ? Elles ont raison, mes blogueuses préférées. C’est franchement bien ce truc. C’est doux, ça ne te bousille pas les ongles et finalement ça lime plus vite que ce que j’avais pu lire. Adoptée donc. Définitivement. (par contre il me reste à trouver une astuce pour la trimballer sans qu’elle ne se casse, elle a l’air costaud, mais tout de même)

le papier d’Arménie. Le plus vieux désodorisant de la maison qui disent. Naturel en plus.
Voyons voir comment que ça se danse :
– il faut prendre une des 3 bandes prédécoupées de la page (ça va, ça se découpe sans trop de mal)
– la plier en accordéon
– la déposer dans une soucoupe
– l’allumer en soufflant dessus pour que ça se consume doucement. Heu.. ben là j’ai eu un peu de mal, y’a fallu que j’allume plusieurs plis de l’accordéon pour que ça daigne brûler en fait.

Bon, bon… ben ça fume, c’est vite consummé. Ce n’est pas particulièrement odorant. Et comme il n’y avait pas véritablement de mauvaises odeurs à ce moment je suis infoutue de vous dire si ça marche ou non.

Va falloir réessayer après un filet de poisson à la poële quoi…

Alors maintenant que je suis lancée, qu’est-ce qu’il faut impérativement que j’essaie selon vous ?

Ayé : reçu ma commande !

Je tiens à m’excuser par avance pour les éventuels lecteurs qui sont arrivés sur mon blog hier : ne vous leurrez pas, mon fond de commerce c’est tout de même shopping et grelucheries. Les billets sérieux monde et société fleurissent environ tous les deux mois…

Ma commande donc. Quelle commande ? et bien celle de la fameuse vente Isabel Marant sur Vente-privée que à 7h05 pétantes y avait déjà plus rien. Telle Lucky Luke j’avais visé en premier les chaussures, hop le 37 avant de réaliser qu’il était écrit qu’il fallait prendre la pointure du dessus, trop tard pour rectifier. Donc je me « suis contentée » d’une petite robe taupe en coton brodé et ajouré (taupe, taupe, je la vois plutot kaki moi mais bon) et d’un petit blouson gris. Le tout est arrivé hier comme de bien entendu dans un carton surdimensionné.

Allez, hop : essayages !

Alors je vous vois venir : oui, c’est grisaille, non c’est pas pimpant. En même temps vu le printemps qu’on se paie…
Et oui, l’éclairage est pourrave, on voit queud… j’ai pas mieux. Pour les réclamations, voyez les architectes du 18ème qui faisaient des fenêtres à la limite de la meutrière.

J’ai sorti pour l’occasion mon Raoul couleur rouille et mes sandales Chie Mihara (toujours elle, et oui..) dénichée pour 47 euros frais de port compris sur ebay.com (après elles peuvent bien être de la collection de l’an 2000 : m’en fous).

Je suis convaincue par le petit blouson, mais j’ai des doutes sur la robe, ça bouffe un peu derrière non ?

Chine : le Tibet, mais pas que…

C’est Ze actualité du moment : que faire face à la montée de la répression chinoise au Tibet et doit-on se servir des JO comme levier comme le préconise Reporters sans Frontière ?? Que faire fasse à la censure chinoise ? Cette dernière interrompant la diffusion de la cérémonie de la flamme olympique lors de l’intervention de RSF.

Je ne pense pas pour ma part qu’il faille envisager un quelconque boycott, l’ouverture de la Chine au monde et son interaction avec les JOs étant positifs. L’idée d’un sportif français suggérant que les participants portent un signe distinctif pour protester lors de la cérémonie d’ouverture me semblent plus juste (faut juste que ce ne soit pas « trop » subtil). Devant l’afflux de reporters – sportifs – touristes étrangers, la censure chinoise aura plus de mal à s’exercer et on ne peut qu’encourager l’échange entre chinois et occidentaux. Par contre, il faut en parler à cette occasion, la Chine voulant jouer sur les places mondiales, il faut qu’elle en accepte les règles du jeu et bien se rendre compte de l’image qu’elle donne. La Chine est sensible à son image, elle y travaille d’ailleurs beaucoup pour ces jeux, et je suis curieuse du rendu qu’on va avoir (cours d’anglais pour les chauffeurs de taxi, apprentissage des règles de base de la courtoisie : faire la queue, ne pas cracher…)

Les JOs sont un évèvements d’une importance capitale pour la majorité des jeunes chinois. Cela signifie que « ca y est » la Chine est sortie du tiers monde et à toute sa place sur la scène mondiale, elle retrouve sa grandeur d’antan. Les chinois éprouvent une fierté sans borne concernant ces JOs. Avant que je ne quitte Beilun, mon petit collègue chinois m’avait offert toute la série des peluches mascottes (ce qui devait représenter pas loin du quart de son salaire…) en m’assurant qu’on se reverrait en aout 2008 : il était absolument impensable pour lui que je ne sois pas de retour en Chine à cette date pour assister à l’évènement. Le monde entier se devant d’être à Pekin, pour assister à l’avènement chinois.

Lire la suite

Parlons peu, parlons bio

Pour mon retour en France, je m’étais dit : plus d’excuses ma fille, tu vas te mettre au bio et devenir écolo.
Alors il y en a, telle la Greluche Bordelaise, qui commencent méthodiquement par visiter la Fnac ou Amazon histoire de compulser quelques bouquins. Et il y en a d’autres genre la Walinette cendrée qui donnent plus dans l’empirique, le Rousseau.

Donc concrètement, je passe devant « La vie Saine », j’entre, j’achète un truc et POF j’essaie.
Enfin, pas sur un coup de tête non plus, cela faisait quelques mois que j’avais dans l’idée d’essayer la pierre d’alun en déodorant. Parce que d’habitude je suis une femme Narta, garantie sans odeur pendant 48h. Et je vais vous dire, ça tient même 72… même si on ne se douche pas (testé et approuvé lors de ma fantastique croisière aux Antilles, une douche tous les 3 jours rapport au ratio réservoir de flotte / passagers).
Mais seulement, le Narta est tellement bourré de saloperies que c’est un coup à choper le cancer de la rétine rien qu’en lisant la composition.

Donc c’est d’un pas décidé que j’entre dans le fameux magasin Bio. Et que je demande conseil et que je me retrouve avec ma pierre d’alun conditionnée comme un déo normal. 9.95 euros, pour 6 mois qu’on en a. Contre les 3.20 euros du Narta qui dure entre 1 et 2 mois. Rien à dire donc. Sauf que la limite pour payer par CB est de 12 euros (grumbl…) du coup je prends un dentifrice Weleda (le nom me dit quelque chose, il me semble que c’est allemand, ça doit être bien), la version antitartre : allez hop, plus de 4 euros le bidule tout de même.

C’est donc fière et le sentiment du devoir accompli que je sors de la boutique.
Mais c’est pas le tout, faut s’y mettre…

La pierre d’alun : ben je me demande pourquoi on appelle ça pierre, alors que c’est du sel d’alun (aggloméré, mais tout de même)
Alors déjà pour l’utiliser il faut avoir le dessous de bras impeccablement propre et sans odeur (sinon ça reste sur la pierre) et parfaitement rasé/épilé. Après on mouille la pierre et on passe sous l’aisselle. A noter les propriétés cicatrisantes, si on vient de se raser : ça picote un peu. On essuie la pierre et on recapuchonne.
Alors je sais qu’il est politiquement correct d’affirmer haut et fort que les cosmétiques bios sont rigoureusement aussi efficaces que leurs homologues chimiques, histoire de nous faire culpabiliser. C’est en substance ce que m’a claironné la vendeuse.
Moi je veux bien, mais franchement, si on prévoit la journée stressante-sportive-shopping ou autre susceptibles de faire travailler nos glandes sudoripares, ben SVP on repasse au Narta. Et si jamais on se loupe, et bien on s’abstient de lever les bras.
OK, par rapport à « rien », la pierre d’alun c’est mieux. Mais ça ne tient pas la comparaison aux déos classiques. Du coup et bien j’ai craqué et racheté un Narta, avec lequel j’alterne.
Note : renseignements pris sur Internet, il semblerait qu’il faut passer la pierre une bonne vingtaine de secondes et non un petit aller-retour comme pour un déo classique, et à entendre toutes les louanges sur ce produit, il faut que j’insiste un peu.

Le dentifrice antitartre Weleda : je pensais la transition aisée et sans risque par rapport à mon traditionnel Aquafresh ou autre Colgate.
Ben déjà, la pâte elle est pas blanche mais marronnasse, du coup c’est ballot, mais ça fait moins propre. De plus elle est saline et – je cite – stimule les glandes salivaires. Donc je vous préviens tout de suite : vous arrêtez cette habitude de vous balader dans l’appart quand vous vous lavez les dents et vous restez STRICTEMENT au dessus du lavabo. Moralité, elle ne sent pas la menthe mais est hyper salée, et vous en fait baver comme jamais ça ne vous est arrivé (même devant la vitrine de votre chocolatier préféré avant pâques). Et vu que je suis du genre à avoir des hauts le coeurs quand il faut que j’enfonce la brosse pour atteindre les molaires, et bien je ne peux juste pas (de plus, accrochez vous pour les 3 minutes de brossages réglementaires, vu qu’il faut cracher toutes les 5 secs). J’ai bien essayé de le refiler au Zhom, mais il a pas pu non plus. C’est simple, maintenant, j’ai des nausées rien qu’à regarder le tube.

Bilan plus mitigé donc pour ce premier contact et je me retrouve un poil désabusée, finalement j’aurais peut être du commencer par lire des bouquins, c’est moins risqué. Donc je me tourne vers vous, avez-vous un produit à me recommander qui pourrait me convertir ??

Ca s’améliore doucement…

… enfin… y’a un micro-chouille de progrès.
Entre mes deux microbes je veux dire.
Ne vous méprenez pas, ça se course, crache et souffle toujours autant.
Mais devant la gamelle elles arrivent à peu près à cohabiter :

Par contre quelqu’un aurait-il une idée de ce que peut bien faire le Microbe numéro 2, la tête dans le broc ??

Moi j’aime pô les fleurs (suite… et fin)

Où en étais-je. Ah oui, je disais : se faire offrir des fleurs, ben c’est emmerdant.
Ou alors une fleur unique à la rigueur. Schlak, plof, dans le soliflor et hop. Enfin à condition d’avoir un soliflor. A la bonne taille, entre celui pour la paquerette et celui pour l’anthurium quoi.

Pourtant au tout début de ma vie amoureuse, j’aimais les fleurs. Ou disons, j’aurais aimé qu’on m’offre des fleurs. Nuance.

Parce que j’ai souvenir d’une St Valentin. La deuxième en compagnie du Zhom (pfiouuuu, de l’an 2000, ça date). On était en Guyane, sans le sou donc je rappelle. On habitait un 2ème étage. Sombre : un CV, Collectif Vertical que ça s’appelait, ça ne s’invente pas un nom pareil… Le Zhom était rentré du bureau avant moi et m’attendait. Un soir de St Valentin donc. Je sonne, il m’ouvre en bas et je commence à monter les escaliers, et au fur et à mesure des marches, la silhouette du Zhom se distingue. Il m’attend sur le pas de la porte. Il tient quelque chose dans sa main gauche à hauteur de poitrine. C’est en hauteur, s’élargit en corolle, c’est ?… c’est ?… en contre-jour. Je ne vois pas bien. Pourtant je commence à entendre des violons. Plus que 3 marches.
C’est … ?

Un paquet de petits beurres LU.

Le Zhom tenant une extrémité dans le poing, l’autre étant complètement éclatée en arrangement floral d’emballages et de cartons.
Il avait un creux. Qui me dit.

D’aucuns diront que c’est de là que me vient mon aversion pour le bourgeon.
Nan sérieux, rien de plus déprimant qu’un bouquet de fleurs fanées de toute façon…