Un week end à Paris – Part 1

Parce que dans la vie voyez-vous, tout ne se passe pas tout le temps comme on avait prévu…
Parce que la prévision à deux mois c’était qu’à cette heure précise nous serions en train de buller sur une plage sénégalaise, miles Air France obligent. Mais c’était sans compter avec les impératifs du boulot du Zhom qui ont transmuter une semaine de farniente en week end de 3 jours. A la capitale donc.

Et vous voulez que je vous dise ? Finalement, je crois qu’actuellement notre plus grand luxe, ce n’est pas d’aller se dorer la pilule dans un palace, mais d’enchaîner : grasse mat’, Mac Do et Ciné…. trop bon !

Petit débrief, en commençant par vendredi :

- arrivés 10 gare de lyon, je fonce (on ne se refait pas….) à la VP Isabel Marant. Envoyant le Zhom en mission “clef d’appart” + “coiffeur”. Ca c’est un week end en amoureux.. ahem
 soldespresseIM

Résultat ?
Une rencontre impromptue, des vêtements à peine regardés (mais tout de même une petite robe verte) mais surtout une queue infinie pour les bijoux, carrément bradés.

Ayant retrouvé ma moitié, je suis passée au stock Chloé : chou blanc MAIS il parait qu’ils vont recevoir des Paraty en milieu d’année prochaine…

Un petit Mc DO (et oui….), un passage chez SacDeLuxe récupérer le prochain TDMH (en 4 lettres qui commencent par D…) et ciné !

thisisitNous sommes donc allés voir This is It. Bon. Je me souviens il y a quelques mois lors de la disparition de Michael Jackson avoir reçu un com laconique “et Michael ?”. Soulignant la non évocation du fait. Comme si chaque média devait y aller de son hommage.

En fait, je ne suis pas fan de l’artiste. Pourtant je crois sincérement que j’aurais pu, mais que je suis née 3-4 ans trop tard. En effet, mon premier souvenir d’émoi musical je le dois à un clip passant aux infos de 13h, un week end. Je ne me souviens plus du titre, je devais avoir 5 ou 6 ans, je trouvais Michael beau (donc ça date…) et j’aimais la musique. Je le revois sautant hors d’une charette de foin (?) et il me semble que c’était Beat It. Y’a comme un blème, un amalgame mais qu’importe…

Ensuite, vers 7 ans, la messe du samedi soir : Champs Elysée, le passage du clip comme l’évènement de l’année. La mention que ça fait peur, et moi qui planquée derrière un télépoche, regarde tout de même par les trous des agrafes…

Pourquoi donc n’ai-je pas été fan ? Et bien parce-que ma grande période “posters-stars-top50″ a coincidé avec les albums suivants, un Michael déjà caricatural et caricaturé, et des chansons-guimauve dans la lignée de We are the World  auxquelles (humanitaire mis à part)  je ne pouvais pas adhérer. J’ai comme qui dirait raté le coche…

Et le film ? Et bien oui, ça m’a plu. Un dernier hommage, l’impression de redécouvrir l’artiste. Si la voix n’y était pas (répétitions, voix ménagée et très nasillarde…), j’ai enfin compris l’adoration des danseurs pour la star. La redécouverte de l’être humain derrière la bête de foire qu’on se plaisait à montrer ces dernières années.
Même si j’ai retrouvé certains aspects qui m’agaçaient déjà à l’époque. L’évocation de la terre, de la nature, qu’il faut absolument protéger … Le ralliement à la cause, même si il est peut être sincère, est tout de même en totale contradiction avec le style de vie du bonhomme.
Cela mis à part, j’ai été émue – à la fin du 2ème morceau je crois – quand la répétition du titre terminé, il exquisse un petit sourire, content d’être là et de faire ce pour quoi il était destiné, pour tout vous dire j’ai même versé une petite larme à la fin.

La fin de la journée ? Petit passage chez un opticien pour refaire une paire de lunettes (je vous montre demain), qui au passage nous a conseillé un très bon resto portugais : Saudade.
Cuisine simple, authentique à base de très bons produits, l’affluence des citoyens du coin en étant à mon humble avis la preuve. Morue salée, calamars : la cuisson est impeccable et nous nous sommes régalés.
(par contre : ouch le réveil… ils n’y vont pas de main morte sur l’ail…)

Restaurant Saudade
34, rue des Bourdonnais
75001 Paris
Tel : 01 42 36 03 65