Crise ou pic d’objets ?

L’autre jour, je discutais avec une amie, qui bosse dans le marketing pour une marque de chaussures. Elle me disait qu’on sentait arriver une 2ème crise (économique), peut être plus profonde que la première. Et que, outre les chiffres de vente en baisse, c’était surtout sur le choix des produits que ça se ressentait : les gens ne prennent plus de risques, ils veulent de bons basiques, de qualité, qui dure : de l’escarpin, de la boots, noirs, simples, sans fioriture, de l’utilitaire. Ils n’ont plus envie de collectionner les folies, les trucs qu’on ne mettra qu’une fois.

penderie

C’est une impression générale, avec la mode montante du minimalisme. Alors, oui, la crise économique, et la peur et le repli qui vont avec peuvent l’expliquer. Mais je crois que ça va au delà de ça.

Il y a quelques mois j’ai lu un article. Je ne sais plus où, je ne sais plus très bien ce qu’il y avait dedans mais une notion m’avait marquée : celle du “pic d’objets”. Comme quoi notre société avait atteint un pic de consommation : tous les foyers sont tellement équipés en tout ce qu’on peut imaginer qu’on ne peut en absorber plus, malgré les injonctions du système de consommation. N’en jetez plus, la coupe est pleine. GA-VES, nous sommes. De fringues, oui, d’électronique, d’électroménager, de tout ce que vous pouvez imaginer.
Il n’y a qu’à voir l’essor du marché de l’occasion, qui regorge de trucs neufs qui ont à peine servis.

Je crois qu’il est là, le ras le bol. On a TOUT et trop de TOUT et – ah ah – le gros des troupes vient de réaliser le gros mensonge de la publicité : NON, même si on a tout, qu’on ne manque de rien et bien on n’est pas plus heureux pour autant. Car même si c’est évident en le disant, c’est pernicieux et parfois inconscient comme réflexe. C’est même l’inverse, l’entretien, le rangeage-nettoyage de tout notre bordel empiète carrément sur notre vie. Qu’est-ce qu’on gagne vraiment à entretenir/réparer tout un tas de trucs qui au final ne nous sert quasi à rien ?

Je crois que les messages du type “you deserve more*”, “faites vous plaisir”, “parce que vous le valez bien”, etc… ont fait leur temps, ils sont totalement illusoires. Et à force de discuter avec mon entourage, je crois qu’effectivement on leur est de moins en moins perméable. Et pour être totalement honnête avec vous, je crois que dans mon cas il a été nécessaire de passer par des années d’excès, de “toucher le fond” si on veut, pour en “revenir”.

Reste qu’on a été éduqués comme ça. Qu’on ne change pas des années de conditionnement en un claquement de doigt et qu’il est parfois difficile de lutter contre un marketing qui confine à la science de l’inconscient. Et il n’empêche que je me rends compte que je me lasse hyper rapidement des choses. Est-ce un zapping incessant, un besoin permanent de ces hormones du plaisir, une dépendance à la nouveauté ? Ce n’était pas comme ça il y a encore quelques années, le choix était moindre, les nouveautés 2 fois par an. Le blog a décuplé pour moi cet état, certes, mais je crois que la société en général est devenue trop dépendante au plaisir immédiat procuré par la consommation. On a perdu le goût de l’effort, abimés par cette croyance véhiculée par la publicité “on mérite mieux, plus facile, plus beau : TOUT DE SUITE”.
Est-ce cela, une société décadente ?

(Oh putain j’ai la pêche, ça fait peur hein)
(et sinon ça va, vous gardez le moral ?)
(et comme je ne suis pas à une contradiction près, je publie ça juste après être passée à une vente privée honnêtement très intéressante où je me suis prise une chemise Equipment en soie à 85€, pour les parisiennes, toutes les infos sont sur cette page Facebook)

* en voyage à Hawaii il y a quelques années on avait passé une soirée à discuter avec une américaine de LA, et selon elle c’est ce type de message qui était responsable en partie de l’obésité de la population : tu mérites d’en avoir plus à manger, tu mérites d’avoir de la sauce gravy, en plus de ton steack pané et de tes frites. Tu peux en avoir plus, car tu le mérites… L’argument marketing du toujours plus pour son argent, très fort aux états-unis, en France on joue tout de même plus avec l’argument de la qualité je trouve.

63 commentaire pour “Crise ou pic d’objets ?

  1. C’est vrai qu’on est un peu gavés de tout et pourtant ce n’est pas trop si les générations les plus touchées avaient vécus la guerre, la pénurie ou quoique ce soit (je parle à un niveau global). Quand je vois avec mes grands parents, je me dis que eux auraient plus de raison d’avoir peur de manquer, vouloir consommer alors que c’est tout l’inverse. Il y a un peu un ras le bol global d’où la tendance du minimalisme je pense. D’ailleurs sur la blogo, beaucoup de blogueuses se disent lassées de cette surconsommation et vide leur placard pour épurer et y voir plus clair (moi j’ai ouvert mon blog juste après avoir épuré justement). Je trouve qu’un peu d’introspection ne nous fait pas de mal. Je ne dirai pas que je n’achète plus, j’aime toujours me faire plaisir mais je me prends la tête avec mes fringues autant qu’avec d’autres choses ahah. ” Est-ce que je vais vraiment le porter ? Comment (si c’est une fois par an j’oublie)? Est-ce que c’est vraiment mon style?”. Il y a plein de choses que j’aime beaucoup, mais sur les autres: je sais que ce sont des envies “passagères” ou que cela ne sera pas “rentabilisé” parce que cela ne correspond pas à MON style. Du coup, un autre débat s’installe: est-ce que je me limite trop aux fringues que j’estime être mon style et je ne tente pas d’autres choses? Bon ça va, il y a pire comme préoccupation mais bon on est pas blogueuses pour rien ahah ;)

  2. Moi j’espère surtout qu’il n’y aura pas une nouvelle crise de l’emploi plus grave que celle qui sévit actuellement. Après c’est sur, je trouve aussi qu’on a trop d’objets superflus qui parfois nous font perdre un peu nos valeurs humaines et sociales… Je trouve ça dommage.

    Un concours est en ligne sur le blog!
    Gagnez votre paire de lunettes:
    http://fashioneiric.blogspot.com.
    Coline ♥

  3. Je suis assez d’accord avec tout ce que tu dis. J’ajouterais qu’au delà de la crise il y a aussi une tendance de plus long terme qui est l’évolution de la société, de ses valeurs et de ses goûts. Aujourd’hui on ne s’habille plus comme au temps de Louis XV, on est plus sobre, et c’est pas une question de moyen. Demain on sera encore différent et c’est important de ne pas chercher à bloquer l’évolution…

    • et on a un peu fait le tour aussi non ? Si tu regardes bien, jusqu’aux années 90, chaque décennie avait un style assez marqué, et depuis on ne fait que reprendre/revisiter tout ce qui a déjà été créé

      • Et encore…
        On a eu droit à un retour aux années 70 dans les années 90.
        (je parle de la rue, je suivais pas les tendances modes, trop jeune et pas dans la culture familiale)
        A moins que tu ne comptes justement les années 90 dans les décennies de revisite (j’ai toujours un doute avec ce genre de formulation en fait…)
        Depuis, on est sur des cycles de 20 ans j’ai l’impression mais je suis pas très assidue non plus sur les tendances.

  4. J’aime la direction que prend ton blog,je te rejoints sur ce questionnement à propos de cette surconsommation de tout et qui finalement nous renvoit un beau jour à notre vide interieur.Moi aussi je sorts d’années de surconsommation et comme toi j’ai commencé par vider ma maison pour épurer puis les vêtements mais comme toi j’ai plus de mal avec les fringues (problème d’image personnelle) et là j’en suis à vouloir vendre ma grande maison à la campagne pour retourner en ville dans un petit appart pour avoir le temps de mieux vivre et ne plus me faire bouffer par les corvées quotidiennes ,c’est pas gagné ,le mari ne se pose pas toutes ces questions.

  5. Moi je suis assez septique sur cette idée de consommer moins et mieux, cette tendance minimaliste. Sur le principe je comprends mais le soucis c’est que derrière il y’a encore une idée de consumérisme. Parce qu’on va maintenant chercher ces pièces (d’ailleurs on le voit partout, on va tous finir habiller en monochrome bientôt) et ces objets que l’on veut intemporels et que l’on va mettre tout le temps mais on va peut être s’en lasser et vouloir en changer l’année d’après ! Exemple, si je m’achète un superbe manteau en laine noir, un classique, qui me dit que l’hiver prochain je ne vais pas craquer sur un autre superbe manteau en laine qui a un petit détail différent ? On va continuer à acheter ces choses de qualité, année après année, parce qu’il ne faut pas croire qu’on va vivre toute sa vie avec les mêmes pulls, les mêmes chaussures ou les mêmes jeans. Sinon, les blogs mode et ceux qui vivent de la mode peuvent mettre la clé sous la porte parce qu’il n’y aura plus rien à montrer. On va toujours trouver un meilleur basique !
    Personnellement j’ai eu une phase où j’ai acheté beaucoup de bêtises (sûrement un soucis psychologique aussi, suite au décès de mon papa) sauf qu’aujourd’hui j’ai donné la plupart des choses que j’avais acheté et je n’ai pas récupéré l’argent que j’ai, véritablement, jeter par la fenêtre. Alors aujourd’hui je fais plus attention, si je craque sur un vêtement je ne l’achète pas de suite, j’y réfléchi une bonne semaine et soit j’ai complètement oublié, soit je réessaye et ça ne me plaît plus, soit j’aime toujours autant et là j’achète. Par contre très peu de basiques du genre t-shirt blanc, pull gris, jean brut, boots noir, moi j’aime un peu d’originalité quand même. Et je vais probablement évoluer, changer mon style, et donc acheter encore. Dans notre société aujourd’hui on va continuer à acheter, à vouloir de la nouveauté, c’est certain !

    • Ah mais attends, il ne faut pas confondre les deux ! la mode minimaliste, qui correspond vraiment à un style vestimentaire particulier et une envie de consommer moins/mieux !
      Le “minimalisme” de l’une peut être un garde robe réduite de trucs hyper fleuris ou colorés, mais c’est vrai qu’il est plus facile de focntionner avec une base de vêtements neutres qui se combinent entre eux.
      Le truc que je cherche, c’est un mode de fonctionnement moins perméable au marketing, à la consommation, quelque chose de plus réfléchi et qui me simplifie la vie. Je n’ai pas forcément envie de basculer dans le minimalisme vestimentaire non plus.

    • totalement d’accord,concernant la mode minimaliste: même minimaliste et de qualité, une garde robe se renouvelle. On trouvera toujours des jeans APC, des tods, des sacs Dreyfuss, des manteaux IM sur les vide dressing.
      J’ai gardé 5 paires de boots noires toutes sobres ou avec un détail qui “claque” un peu (genre un bout métal, un talon travaillé) et si je tombe sur une 6 ème paire qui me convient (sobre, rock, féminine mais pas girly ), je la prends. J’ai une pile de pulls minimaliste noirs, tous différents.
      Après concernant la tendance “conso minimaliste et garde robe qui va avec”, je doute de plus en plus de la faisabilité de la chose pour des filles qui “viennent”.
      Elles vont simplement détourner leurs penchants vers le nouvel eldorado “l’achat de qualité raisonné”. “L’achat idéal”, celui qui me permettra d’avoir ma garde robe minimaliste…Il y aura toujours un achat plus “raisonnable ” que le raisonnable d’hier,un pull plus “rentable” que celui qu’on a acheté le mois dernier…Elle vont jouer à cache-cache comme ça pendant longtemps, et se convaincre qu’elles y arrivent en revendant systématiquement au fil de leurs trouvailles qui lavent “plus blanc que blanc”.
      celles qui tiennent le pari initial: garder une capsule, vont se lasser.Elles vont attendre anxieuse que leur pull noir bouloche ENFIN! pour s’en acheter un autre. que leur jupe à fleur soit graissée par les pattes de leur petit Alphonse, pour pouvoir enter chez Colette et justifier dignement sa présence au cas où elle croiserai une des copines qu’elle saoule à longueur de journée avec son minimalisme ascétique/
      Bref, c’est un phénomène de mode, beaucoup vont en revenir et se jeter sur le gâteau de la mariée comme un mannequin qui découvre qu’elle a un ver solitaire.

  6. C’est un super article.

    Moi je pense que tout vient des médias, des pubs et des magazines. L’autre jour, j’ai été m’acheter un téléphone et une mère racontait au vendeur qu”elle était obliger d’acheter un blackberry à sa fille parce qu’elle s’est mise à genou pour la supplier” Cela m’a fait un peu peur.

    Je pense que au dela de se qu’on a besoin, il y a toujours le paraître et la pression sociale qui nous incitent à consommer de telle ou de telle manière. Même pour le minimalisme.

  7. Avec l’arrivée proche des fêtes de fin d’année, vient la “problématique” des cadeaux de Noel et la question “qu’est ce qui te ferait plaisir” “Ben à vrai dire pas grand chose car j’ai déjà tout, j’attends plus Noel pour ça, j’achète tout au long de l’année (VP, soldes, liquidation…).

    Il est loin le temps ou plus jeune – voire petite – je tournais frénétiquement les pages de la Redoute (l’Internet de l’époque finalement!) et ou je cornais des dizaines de pages en priant très fort pour trouver une de ces choses sous le sapin.

    Oui on a tout, oui on a trop, oui c’est l’overdose et ça vaut pour tous les âges.

    Et ce genre de sujet me fait toujours penser à Alain Souchon et son “Foule sentimentale” et le fait “d’avoir des quantités de choses qui donnent envie d’autre chose…..”

    Moi perso c’est quand j’ai commencé à fréquenter les blogs mode que j’ai commencé à bien déraper niveau conso, du coup il y a quelques mois, j’en ai enlevé la plupart des mes favoris et je n’y vais plus (sauf sur le tien et deux autres….)

  8. C’est Souchon qui avait (déjà) tout compris, il y a pile 20 ans déjà, je crois (1993):

    http://youtu.be/V_SNDGwwGFM

    “on nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir, d’en avoir plein nos armoires….”

    BEN NON. Le bonheur c’ets pas d’AVOIR. D’ailleurs on en a assez, qu’on se le dise!!! :-)

  9. il y en a qui le prédisent, le changement en profondeur: comme un changement des mentalités, mentalités sur lesquelles le capitalisme classique ne pourra plus compter; et vers l’ “économie du partage” (et donc de la moindre consommation)
    http://www.lesinrocks.com/2014/10/11/actualite/jeremy-rifkin-11529262/
    Moi je pense que c’est un virage assez inévitable…

  10. témoignage totalement personnel: je n’étais déjà pas de mon côté tellement un jouet de la société de consommation, mais je m’y suis laissée prendre quand même un peu. Désormais, j’ai (par exemple) un shoesing tellement complet, que je n’achète plus une seule paire de shoes. Je n’ai pas acheté de fringues depuis près d’un an (depuis l’investissement définitif ds 2 trenchs Burberry). cette tendance ne fait que s’accentuer: je n’achète plus rien de neuf, et quand j’achète c’est de l’occas (un carré Hermès récemment sur Vide dressing) donc je ne pousse pas à la fabrication d’autres objets. ET j’ai remarqué un truc: autant l’achat pousse à l’achat, autant (et inversement) ne plus RIEN ACHETER pousse non seulement à ne plus… rien acheter mais… à revendre ce qu’on ne porte plus!
    Bref, je me sens pleinement concernée par ce changement de comportement, et qui plus est, en plein ds le comportement de l’économie du partage.
    De toute façon, on n’y coupera pas parce que bientôt c’est la Planète qui va nous renvoyer de plus en plus à la figure nos excès depuis 50 ans….

  11. Bonjour!

    Oulàlà question difficile car je suis boulimique de l’achat je crois… contente? j’achète, pas bien? j’achète… bref mes sacs sont mes doudous, tout comme mes pulls “couettes”, sans oublier mes chaussures, et au fond tout le reste soyons honnêtes!
    Après j’ai grandi avec une phrase de maman “tu préfères 1 tee-shirt de marque ou 5 sans marque” et là j’ai toujours privilégié la quantité pour pouvoir tout mixer, parce que ma préférence ne va pas aux ensembles “pré-établis et immuables” mais au mélange de tout et tout le temps.
    La découverte des blogs m’a certes influencée, Jérôme Dreyfuss m’était totalement inconnu avant de te lire par exemple, mais elle est pour moi surtout source d’inspiration.
    Et aujourd’hui? Et bien professionnellement j’ai délaissé le transport pour… le prêt à porter, LOL et là je me retrouve un peu comme dans un magasin de bonbons, ma boulimie vestimentaire s’est calmée, j’adore toujours les fringues mais j’en achète “moins”? (pas sûre au fond) ou du moins je déballe, j’analyse, j’essaie, je vends aux clientes et puis soit je veux “vraiment” soit je me suis lassée avant même d’avoir dégainé la cb, pas mal comme thérapie hein :)
    Parce que, en toute honnêteté, et même si je dérape quelques fois, mon placard bien que plein à craquer est totalement raccord avec moi, et le style qui me plait. Et ça, je viens de le “découvrir” en écrivant mon pavé et en pensant à mon dressing… Révélation qui rassure au fond :)

  12. “On a perdu le goût de l’effort, abimés par cette croyance véhiculée par la publicité “on mérite mieux, plus facile, plus beau : TOUT DE SUITE” ”
    voilà, tu as bien raison, c’est cela : ça fait un an à peu-près que je suis certaines tendances sur IG notamment, avec de filles de 20-25 ans ( et qui n’ont pas un travail conséquent) avec leur sac Chanel (et parfois plus d’un). Il paraît que si tu n’as pas ton sac Chanel avant les 30, tu as tout raté (j’exagère à peine…). Il n’y a plus le goût de s’efforcer pour arriver à un but, pour pouvoir s’offrir un Chanel ou autre sac (un Trio même, c’est une somme) ou autre article. Je ne veux pas enquêter comment ces jeunes filles parviennent à acquérir de telles pièces, mais ça m’arrive souvent de réfléchir et de me demander qu’est-ce qu’elles irons s’acheter dans quelques années (et là je commence à voir des Birkin ou Kelly comme si c’était des Zara)…
    Tout ce phénomène risquait de m’entrainer à une sorte de frustration…(pas une crise grave, hein, je suis bien consciente, après une période d’achats compulsifs, de mes moyens et de ma situation).
    Puis, il y a quelque temps, Caroline de Maigret a publié sur son Ig l’acquisition de son objet du désir, quelque chose qu’elle voulait depuis longtemps et qui enfin était dans ses mains : un 2.55 de Chanel. Alors je me suis dit : si même un mannequin et “it-woman” comme Caroline, avec des moyens et une “vie de rêve”, considère (comme moi) un tel achat comme une réussite et quelque chose de réfléchi, il y a vraiment quelque chose de malade dans tout ce système…et des gens qui encore pensent comme moi!
    Désolée pour mon long commentaire, j’avais envie de partager mon point de vue. Je ne suis pas contre les articles de luxe et j’aime me faire plaisir une-deux fois par an, mais je penche plutôt pour le minimalisme et les basiques de qualité dont tu parles.

  13. Et moi qui pensais que c’était parce que j’avais mûri :-P
    Mais à te lire, finalement je pense que c’est une combinaison d’un peu tout.

    D’un côté, la culture du “tout, tout de suite” fait qu’on a tout voire beaucoup plus
    Chez moi, c’est les placards… pour combler un ou plusieurs manques je le sais maintenant… pour moi aussi, le dérapage s’est accentué avec la consultation des blogs (c’est traître le côté madame tout le monde des blogueuses ;-) ) et finalement la naissance du petiot qui m’a recentré sur des choses moins futiles je crois.
    Contrairement à certains commentaires, je continue à vous lire presque toutes, car j’aime m’inspirer de photos pour dessiner (j’en ai un dossier plein)… enfin quand j’ai le temps (ce n’est pas dit de manière négative, j’ai des tas de projets en attente, je prends juste le temps quand je le trouve sans me presser… bref on s’éloigne là)

    Et de l’autre, l’incertitude des lendemains : on ne nous augmente pas les impôts mais on augmente nos revenus sans qu’on est perçu de réelle augmentation ou on supprime des aides… le résultat est le même moins de pouvoir d’achat, on garde pour voir venir donc on investit dans du long terme… sans parler de l’emploi, je ne suis pas à plaindre mais étant dans une petite entreprise, les salaires traînent parfois à être versés pour décalage de trésorerie et mine de rien, ça fait réfléchir…
    Comme lu plus haut, je ne fait pratiquement plus les soldes… j’achète avant ou après via vp, déstockage…

    Il parait que la génération d’en-dessous sera moins dans la consommation et plus dans l’achat groupé ou le prêt/location

    En tout cas, j’aime lire ce genre d’article. Je trouve que c’est toujours très enrichissant de voir la vision des autres sur ce genre de sujet.

    • J’espère oui que la génération suivante aura la “maturité consumériste” nécessaire pour voir plus loin et ne pas se faire berner (parce que tu les connais, les ressorts du marketing, mais ça empêche pas de te faire avoir même si tu luttes).
      Ce qui m’inquiètes aussi, ce sont les sociétés de consommation émergentes, je pense à la Chine. Ils commencent à découvrir la consommation de masse, et je me souviens de mes collègues chinois : si tu leur demandais ce qu’ils aimaient faire le week end, pendant leur temps libre, ce qu’ils avaient comme loisir, ils répondaient quasiment tous qu’ils allaient faire du shopping, ou dans le centre commercial, même si ils n’achetaient rien, ils regardaient les autres acheter.
      A part les villes comme Shanghai ou Pekin, les grandes villes (qques millions d’habts tout de même), offrent peu ou pas d’infrastructures de loisirs (cinés, piscine, etc…) mais en revanche construisent des malls à tour de bras… pire qu’aux Etats-unis.

  14. Je pense qu’on consomme différemment aussi. Le “seconde main” cartonne (aussi bien pour les vêtements que pour le mobilier), on est beaucoup moins réticents à acheter des choses qui ne sont pas neuves (avant on se disait “non, c’est sale”, “on ne sait pas qui l’a porté”, “on préfère acheter du neuf “, “pas pour moi, je vaux mieux que ça”…), je ne pense pas que ce soit juste une question de moyens, c’est plus profond que ça. C’est aussi dire “m…” aux marges monstres, à l’impression d’être pris pour un nigaud.
    Et puis, il n’y a plus de plaisir à shopper en boutique : pour la plupart d’entre-nous, c’est en gros les grandes enseignes, avec sa musique pourrie, son chauffage monté à fond, sa tonne de fringue overstylées (non, mais les perles, les chaines cousues sur les fringues, les semelles crantées de 20 cm d’épaisseur, c’est moche…), son vigile suspicieux, ses vendeuses toujours mignonnes mais pas souvent aimables… Et plus de surprise…trop d’images de mode, trop de pubs, de blogs, de liens affiliés, d’eshop. Plus de plaisir parce que j’achète tous les jours, parce que ce geste là, de m’offrir, je le fais machinalement,par ennui/habitude/envie/besoin mais que le produit en soi, ne va pas révolutionner ma vie (un mascara qui allonge plus, oui, c’est bien, ça s’arrête là), comme les 100000 produits achetés avant ne l’ont pas fait. En gros, on valse avec la consommation, on accepte ses invitations, mais on sait qu’il danse super mal et que c’est un mauvais coup. c’est peut -être pour ça que la pub nous horripile (parce qu’en plus, s’il s’imagine qu’on est dupe, oh, le con!)

    Après pour ce qui concerne le retour aux “basiques” dont te parle ton amie, je ne pense pas que ça soit seulement lié à la crise. Perso, des fois je vais en boutique mais je ne trouve rien, rien qui me plaise, m’attire, me donne envie de faire péter ma CB, je galère pour trouver un truc potable et dans mes moyens. Par goût, pas par économie. Ces deux dernières années (mais surtout l’année dernière), les collections shoes étaient en majorité hideuses dans les enseignes de base (boutiques spécialisées). J’ai du commander aux states sur revolve clothing une paire de luxe en soldes. J’avais fait toutes les boutiques françaises, soit trop cher pour ce que c’est (la nouvelle mode des pompes basiques qualité moyenne à 200 si tu veux du cuir (la vache est en voie de disparition???)), soit un design pas adapté à l’usage que je devais en faire (aller travailler et rester debout au moins 4 heures dans la journée).
    Il y a un vrai problème de “raccord” entre les stylistes et la rue. Sur les photos de street style, non, ce n’est pas les gens de la rue, non, je ne veux pas le même pull à chaine et diamant et hologramme que cette fille aux cheveux roses, ni ces pompes “célinisantes” à semelle crantée et talon (les écres-m de chez céline l’année dernière ont fait faire pas mal d’horreurs à ceux qui s’en sont inspirés à tort ) .
    Cette année, je m’y retrouve plus, grâce à Saint Laurent , qui en remâchant des looks iconiques (des silhouettes qui ont fait leurs preuves et intemporelles, celles des rock stars..) et moins expérimentaux, me permet de retrouver avec joie blouses 70′s, vestes bien coupées, jean taille haute, boots lacées…

    • J’adore cette phrase, je crois que je vais me la noter “on valse avec la consommation, on accepte ses invitations, mais on sait qu’il danse super mal et que c’est un mauvais coup”, merci ^^

    • Ah Mareme tes commentaires me font bien rire au moins :-)

      Pour le seconde main, il est vrai qu’il a connu une véritable explosion ces dernières années, pour preuve le succès du Bon Coin, d’Ebay et aussi des dépots vente “physiques” qu’on revoit de plus en plus (en tout cas près de chez moi, il y en a de plus en plus).

      Etant plus jeune, l’achat de vêtements d’occasion avait malheureusement une connotation “pauvre” et quand ma mère nous tranait mon frère et moi dans les bourses aux vêtements pour la rentrée scolaire, je rasais les murs. Aujourd’hui je suis adulte, maman d’un petit garçon et….. je fais les bourses aux vêtements aussi et il faut dire que la vision qu’on en avait a beaucoup changé et ce de manière très positive. Et on donne une seconde vie à des choses qui la plupart du temps sont en excellent état.

      • Je pense que c’est ça, on trouve des trucs neufs des collections actuelles dans les dépots-vente ! j’ai toujours été adepte d’ebay (depuis 2001… ça s’appelerait iBazar), et la croissance du marché de la fringue d’occase est exponentielle depuis, on commence à trouver certains articles d’occasion 1 ou 2 mois après sa sortie, portés 1 ou 2 fois.

    • Ahh Mareme

      Que je me retrouve dans ton commentaire !!!!! la description que tu faites des enseignes standard, la difficulté de shopper une chaussure ou un article portable, adapté à notre quotidien etc …. ressemble à une quête :) :)
      Du coup la carte bleu pète de moins en moins et l’achat d’un article est bien réfléchi et étudié pour respecté un budget, le cost per wear (Balibule si tu passes par la). Maintenant, un dressing trop chargé avec des inutilités ou des magasins trop entassés avec des fringues de partout m’écoeurent(désolé pour le terme) de plus en plus.

      La frénésie d’achat avec mes premiers salaires est passés, j’ai muri même si parfois je fais une grande commande généralement je rends plus du 3/4 :)

      Bon dimanche et merci Walinette pour cet article :) :)

  15. Je n’ai pas été élevée dans le “tout, tout de suite”. Mes parents nous ont transmis le goût de l’effort, le plaisir de l’attente aussi qui permet d’apprécier à sa juste valeur ce qu’on a vraiment désiré.
    Ca fait des années que je me dis qu’un jour, je me lâcherai, j’achèterai tout ce qui me fait envie parce que j’en aurai les moyens. J’ai vécu ces années sans frustration aucune, sans manque mais sans excès. Aujourd’hui je pourrais réaliser ce fantasme, et je n’en ai plus envie. Je ne serais donc pas passée par cette phase excessive avant de revenir à une consommation raisonnée (j’ai l’habitude, j’ai pas fait de crise d’ado !…). Et ma foi ça ne me manquera pas !
    Je suis bien contente de voir la société se calmer aussi, même si je ne vois pas non plus d’amélioration économique à court ou moyen terme…

  16. …Mes questionnements c’est pour mes enfants…je tente de ne pas faire de shopping avec eux, ils ont des beaux habits mais juste ce qu’il faut pour la saison (vu leur âge ça change tous fois l’an!) et ce sont les seules virées shopping avec eux…je tente de leur faire comprendre qu’il faut regarder à deux fois avant de vouloir ça ça ou ça… après quand ils auront leurs sous, je ne m’en mêlerai plus… donc le WE c’est rare que je les traine en ville …sauf pour la librairie! Leur seule exigence d’ailleurs.
    pour moi…et bien je dois moutonner car j’ai vendus une cinquantaine d’habits …et ai réinvesti dan précisément 7 pièces…mais vraiment les pièces que je voulais qui me conviennent. Et du coup ça a mis un sacré coup de frein à ma boulimie de partir bosser le matin en me disant que tout est raccord pas un fil ou un cheveux qui dépasse donc maintenant on passe à autre chose… du coupj’ai des ambitions vestimentaires de plus en plus limitées, par exemple pour décembre, je n lorgne qu’un pull cachemire ZARA et pour les soldes une écharpe Acne… mon armoire me convient enfin…j’espère que cela va durer ! en même temps je n’ai plus les moyens d’acheter pour ne pas rentabiliser donc CqFd, je paye donc je porte souvent!! Et bien cela génère de la satisfaction…par contre oui je me fais ch… en ce moment à débarrasser mon garage (bon il s’agit d’articles de puériculture)

  17. Cette sur-consommation me donne la nausée pour être honnête… Voir partout, sur les blogs, les magazines, dans la rue, cette tentation, ces nouveautés, toujours acheter plus, plus, plus… J’ai fait ce constat lors du rangement de mon armoire et des fringues d’été et je me suis dit STOP ! Ne plus acheter des trucs neufs des nouvelles collections mais plutôt commencer par porter ce que j’ai déjà et que je ne porte jamais. Et si je veux craquer sur un sac ou des shoes, je dois d’abord me séparer d’un sac, de shoes, sur Ebay, VC ou autres avant d’en acheter encore et encore…

    • Je voudrai rajouter un truc sur les fêtes de Noël car ça devient la catastrophe… Une période où tout le monde craque son slip, casse son PEL, vide son livret A voire signent un crédit à la consommation pour financer des achats futiles au lieu de se centrer sur les vraies valeurs, celles qui font l’esprit de Noël.
      ça m’amuse de voir tout ces gens s’affoler dans les grands magasins et centres commerciaux la veille des fêtes. Bref, je m’égare un peu là mais voilà c’était pour dénoncer cette consommation à outrance et inutile.

  18. Très intéressant ce post, et je suis tout à fait d’accord avec toi. Je me suis fait les mêmes remarques, mais j’associe aussi cela à l’âge. Par exemple, pour les fringues, je sais mieux ce que je vais mettre, ce qui risque d’être une erreur d’achat et de rester dans le placard… donc j’achète moins et mieux. Et puis, je n’ai déjà pas le temps de porter tous mes vêtements… même si ma garde-robe est loin d’être immense (bon, ça c’est relatif).

    • Oh, et je suis tout à fait d’accord aussi sur la question de l’obésité et de l’idée galvaudée de se faire plaisir. Mais c’est très logique en fait que dans une société de surconsommation, on surconsomme aussi niveau bouffe.
      Même en vivant aux US depuis plusieurs années, c’est un truc qui me choque toujours autant. Il faut tout remplacer tout le temps, acheter neuf, ne rien garder d’un peu usé. Il y a plein de grandes marques américaines qui ressortent leurs mêmes classiques chaque année, car les gens vont racheter (en plusieurs exemplaires et dans des couleurs différentes parfois) le même pull pour remplacer celui de l’année dernière. Je pense qu’en France, il y a encore une certaine fierté à dire “Cette veste, ça fait cinq ans que je l’ai !” alors qu’aux US, ce serait presque un peu curieux.

  19. Moi ce qui me questionne c’est plutôt, qu’en temps de “crise” je ne vois que des gens faire du shopping ( je bosse en centre ville ) ….je n’ai pas l’impression que ça aille si mal que ça ? ou alors je suis bizarre …j’ai un boulot mais de petits moyens, je fais du shopping 2 fois par an. Je n’achète que quand j’ai jeté, pour remplacer. J’adore la mode, j’adore les fringues mais je n’y attache pas beaucoup d’importance “sur moi “. Je suis lectrice quotidienne de Balibulle/Coline/Punky/Audrey et toi, je regarde, j’adore mais je n’en ai pas besoin. Et même si je n’en ai pas les moyens il n’y a pas de jalousie, je ne me sens bien que dans mes basiques, mais surtout comment font les filles avec un salaire NORMAL ? gagner 1500 euros ou même 2000 euros ne permet pas de faire du shopping comme une malade non ? ou alors au détriment de choses qui me semblent bien plus imporantes à savoir se nourrir correctement par exemple…et quand je vois des étudiants chez moi au boulot s’acheter des iphones neufs et manger des plats dégueu ” parce que c’est pas cher ” , je me pose des questions ….les gens préfèrent un maxi découvert mais pouvoir parader avec un 2.55 ? c’est un peu moche non ?

  20. J’ai lu le même genre de raisonnement dans des bouquins lus cet été (The story of stuff je crois – me souviens plus du titre français alors que je l’ai lu en français, suis incapable de lire en anglais, même Harry Potter -, et les autres, je ne sais plus). L’auteur y expliquait que les Américains et Européens, alors qu’ils avaient tout, étaient plus malheureux qu’il y a cinquante ans, alors qu’ils ont beaucoup plus. Et que paradoxalement, des peuples ne possédant rien (pas de ressources, pas de moyens pour posséder) sont beaucoup plus heureux que nous, les Occidentaux. Les livres sur la surconsommation exposent bien le problème que tu soulèves.
    Toutes ces lectures renforcent mon côté minimaliste. Depuis quelques temps, j’ai complètement modifié ma manière de consommer, et je ne m’en porte pas plus mal, au contraire. Et maintenant, quand j’achète quelque chose, comme j’ai longuement réfléchi à son utilité, son intérêt, sur la question “est-ce que je ne vais pas m’en lasser trop vite ?”, je me fais vraiment plaisir.

  21. dégoutée j’avais fait tout un laius et tout c’est effacé !

    Je disais que pour moi la société est en plein changement la crise qui débute à peine a vraiment modifié les comportements ou en tout cas elle est en train de les modifiers.

    Je vais faire plus court que tout à l’heure mais j’explique en quoi pour moi l’aire de la consommation va voir son déclin débuter.

    Par manque de choix au vu des difficultés financières et puis par le plaisir de faire “une bonne affaire” beaucoup de personnes modifient leur fonctionnement moi la première j’explique en quoi :

    Je me suis mise au co-voiturage, mes beaux parents aussi depuis bien plus longtemps, ça n’est pas un besoin vital financier qui joue, nous ferions ces déplacements même sans transporter d’autres personnes; Mais c’est un vrai kiff de transporter des personnes ravies de payer à peine vingt euros pour faire des centaines de bornes (genre ça aurait couté trois fois plus cher en train). Et nous que le trajet nous coute trois fois moins cher également que si nous l’avions fait seuls et en prime de jolies rencontres.

    Je ne loue plus durant les vacances pour partir je m’y refuse depuis que je fait l’échange de maison ! l’expérience est géniale je fait découvrir ma région, je me laisse séduire par des propositions de tout horizons et ça ne me coute que le trajet….bilan je peux pour la première fois envisager de partir à n’importe quelles vacances scolaires, avant ça n’étais envisageable que l’été. Et pareil de jolies rencontres, des bons plans partout où nous allons. impossible maintenant d’accepter de payer pour partir.

    Ma plus grande fille à treize ans et elle grandit chaque trimestre un gouffre en fringues mais comme elle est immense elle taille adulte ou du moins grande ado; Pareil au lieu de lui donner la possibilité de n’acheter qu’une fringue de bonne marque à 60 euros le sweet (little marcel, pepe jeans) elle fouine sur vinted et elle trouve pour dix euros des sapes que les minettes n’ont meme pas portées deux fois !! bilan elle peux acheter six fringues par saison de marque au lieu d’une seule. Et puis je trouve bien de lui enseigner cette manière de fonctionner, que écologiquement c’est aussi bien mieux qu’un vétement voyage entre plusieurs personnes.

    J’ai les moyens de faire autrement, de payer le prix fort sur tout, je n’en vois juste plus l’utilité.
    Et je me dit que plus les gens vont manquer de moyens financiers et moins ils auront le choix et qu’en prime c’est jouissif de faire la bonne affaire.

    je constate que les sites de covoiturage explosent, l’échange de maison j’ai des propositions tout les deux jours (et malgré ma région touristiques je n’ai pas du tout une villa quatre étoiles) bref je sens une mutation et elle me plait.

    • tout est dit! moi pareil, pour l’échange de maison: nous en sommes au 10e et nous ne saurions plus faire autrement (alors qu’on aurait éventuellement les moyens)

  22. Très bon article, je suis en plein questionnement là dessus aussi, j’ai trop de trucs dans mes armoires, je ne vois plus rien à force d’entasser, je n’ai pas forcément envie d’avoir des it pièces, un sac Chanel, je trouve ça moche, mais je vois bien que la profusion et l’accumulation de fringues, chaussures, etc…comblent des besoins affectifs, et que c’est comme une addiction qui au fond ne nous satisfait jamais, toujours plus dans la quête de la nouveauté et au fond, pourquoi ? Je pense qu’il me faudrait éviter les blogs mode, les instas etc qui stimulent beaucoup cette pulsion d’achat… Je n’achète pas neuf, je n’ai guère les moyens pour ça, mais sur Ebay c’est encore plus tentant parce qu’on se dit qu’on fait une affaire… Mais comme tu le dis, je pense qu’à un moment il y a un déclic, trop de tout, dégoût de soi ( un peu), prise de conscience que ça ne mène à rien, bref je suis en plein là dedans moi aussi… dans le no buy month… mais dur dur de s’y tenir, car ça devient comme une seconde habitude, surtout grâce au net, je résiste !!

  23. Ok pour ton argumentaire mais quid de la pop up qui s’ouvre sur une pub pour le sony Xperia quand on passe juste la souris (sans cliquer) sur une des fenêtre de ton blog ….? !!!

    • C’est tellement facile de pointer du doigt… J’ai refusé les habillages complets, refuse de nombreux sponsos, tout cela ne se fait pas en 1 jour.

    • Walinette a déjà expliqué maintes fois que son blog était son job… sinon elle ne pourrait consacrer autant de temps à tenir son blog et nous offrir des billets intéressants, normal qu’il y’ait de la pub ! , moi je ne lis que ses billets et la pub je m’en fous.

      • Je crois qu’elle n’a pas besoin de sbires pour la défendre. Je pointe juste une incohérence, pas la peine de mordre ainsi. Je poste peu de commentaires et suis en général d’accord avec l’auteure de ce blog mais cette pop up s’est ouverte sans que je clique dessus et c’est assez désagréable de se voir ainsi imposer de la pub d’autant plus dans le cadre d’un article dénonçant la suconsommation. Est-ce si difficile à comprendre ????

  24. Jockey et minhoi,

    SVP, quel site utilisez vous? Planquez vous des choses lorsque vous partez? Comment cela se passe t il pour la destination? Merci :-)

  25. Super article ! Je lis des blogs mode depuis un peu moins de 10 ans, j’adore ! C’est mon moment du samedi. Je dois bien avouer que les premières années, ils ont fait exploser mon budget fringue. Toutes ces jolies choses su Coline, Punky ou toi ;) (Attention, je ne tiens ABSOLUMENT PAS responsables) C’est juste que, voir un Balenciaga sur une fille normale me faisait dire “pourquoi pas moi !”

    J’adorais ce sac Balenciaga, et finalement, j’ai craqué, je m’en suis payée un d’occaz à 700 euros. Je l’ai porté mais… je n’étais pas à l’aise. Pourtant j’adorais passionnément son design, ses franges… Il n’empêche que dans le bus, IRL, je n’assumais pas du tout d’être une fille qui se balade avec un RSA à l’épaule. Je me sentais obligée d’expliquer que je l’avais eu d’occasion à chaque fois qu’on m’en parlait… C’était pas moi. J’ai fini par le vendre 100 euros à une stagiaire de ma boite :P

    Plus tard, j’ai craqué comme à peu près tout le monde sur les baskets Isabelle Marrant. Je les trouvais sublimes mais je ne les ai jamais achetées. Pour les mêmes raisons, dans mes rêves, ces objets sont géniaux, mais une fois qu’ils arrivent sur moi… C’est comme si je n’étais pas sensée les avoir.

    Maintenant je me suis calmée, j’achète chez Asos, Topshop… Terminé les Sandro, Maje etc.

    • y en a qui font pire ! celles qui se trimballent avec un Chanel à 3500€ soit le salaire d’un cadre “manager” (du type RRH, responsable marketing avec management d’équipe ou encore ingénieur informatique). Des filles lambda, ni mannequins, ni people, ni même PDG… Donc ne culpabilise pas pour un Balenciaga ou des sneakers IM ;)

    • Hello

      J’ai mis 3 jours à lire cet super article et les commentaires de chacune car je voulais prendre le temps de lire chaque témoignage.
      Du coup pour la 2ème fois je me retrouve dans une expérience cad avoir un article cher à mon sens (dans mon cas le Marcie de Chloe)et culpabiliser ou être gêner de le porter dans le bus ou en faisant mes courses pourtant j’ai mis 2 ans à l’avoir avec des cadeaux d’anniversaire.
      Du coup maintenant je relativise et je réfléchis mille fois avant chaque achat.

      Merci encore une fois Cécile pour cet article :)

  26. Je suis dans le même processus
    Fini les achats compulsif je vide je vide encore et encore dégoûtée de cette surconsommation dont j’ai été vic trop longtemps je suis passée en l’os consommation
    Je suis entrée en résistance et heureuse de voir que je ne suis pas seule à vous lire toutes

  27. on retrouve cet état d’esprit à l’école aussi, moins d’efforts, plus de pratique: ordi, tablette…mais moins d’efforts physiques ou intellectuels. les élèves qui miment l’entorse des doigts dès deux lignes recopiés, qui se plaignent de devoir lire un livre et demandent aussitôt la version dvd…
    du vécu: tout, tout de suite sans effort.
    c’est assez inquiétant.

  28. Ton billet est très intéressant Cécile ! Je n’ai pas de blog mode mais je suis un peu dans une année avec ce genre de réflexion : après trois ans où j’ai pas mal consommé, acheté sans trop m’interroger, je viens d’avoir un bébé et la case nounou dans ma ligne de budget a amputé celle du shopping. En même temps, je retrouve mes habits d’avant grossesse, je ne me tente pas trop si possible et je me concentre sur ce qui me fait vraiment envie : consacrer mon budget “loisirs” à voyager : on a réservé une semaine en amoureux en Guadeloupe en janvier et finalement, je crois que ça m’apportera bcp plus de bonheur de passer du temps à deux dans un cadre dépaysant que n’importe quelle belle sape… Alors, quitte à choisir…

  29. Waouhh je viens de tomber sur ton blog pour la première fois et je suis complètement séduite, un blog mode qui sort vraiment du l’eau ! Vraiment bravo pour ton article !

    Moi aussi je suis une blogueuse engagée ;) :

    Merci

  30. La mode, c’est très plaisant mais je crois qu’il y a désormais trop de collections.
    Perso, c’est ma grossesse qui m’a rappelé que l’on pouvait s’habiller bien avec peu de vêtements différents (je n’avais pas envie de me ruiner en vêtements de grossesse).
    Depuis, j’ai remarqué que je vois les choses différemment et que, par exemple en ce qui concerne le maquillage ou les produits de beauté, je n’achète un nouveau produit que lorsque j’ai fini le précédent.
    Bisous

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