Mon rapport aux fringues – part 2

Alors, ce billet a franchement été plus difficile à écrire que le premier. Il me semble que mon rapport aux fringues est plus sain d’un certain côté, mais pas moins complexe…

J’en étais où ? Je vous disais que j’avais quelques difficultés à me retrouver, en 2009, jusqu’à fin 2010 même. Et puis j’ai commencé à recoller les morceaux : du moi petite, ado, étudiante, en couple et à l’expat, puis mère. Toutes ses vies qui semblaient déconnectées, une nouvelle chassant l’autre, pour essayer de redevenir un tout. Me souvenir de ce que j’aimais faire petite, de mes goûts propres. Ca a vraiment passé par là. Si ça ne sonnait pas si dramatique je parlerai de reconstruction.
Et tout naturellement, m’habiller est devenu plus simple. Les efforts moins systématiques. Je me retrouvais, moi, dans certaines tenues.

Quand je regarde mes looks à partir du printemps 2011 ça va, la plupart du temps je ne renie rien. Ce qui coïncide d’ailleurs avec le moment où j’ai laissé repousser mes cheveux.
Par contre, alors que ça va mieux, je parle moins sur mon blog, je me ferme, me protège plus donc et livre moins d’anecdotes, ne parle plus de vie privée, j’ai décidé de ne plus montrer des photos de mon fils. Cela devient un espace moins personnel, ce qui me manque aujourd’hui, le pourquoi de ces billets et l’envie de recréer un lien. J’apprends peut être également à ressentir à nouveau des choses et à les exprimer : j’ai été complètement fermée pendant 2 ans.

Donc voilà, je me sens bien dans ce que je porte. Ce que je montre sur le blog correspond en tout point avec ce que je porte en dehors. A de rares exceptions près, je prends en photo ce que je porte ce jour là. Finie les séances au trépied avec 4 tenues enfilées exprès, ce qu’il m’arrivait régulièrement de faire en 2009. Je ne dis pas que c’est réussi à chaque fois, mais que cela me correspond, à mes goûts, mes envies du moment.

Mais qu’en est-ils maintenant ?

On ne chasse pas tous ses vieux démons d’un coup hein…
Le blog complique beaucoup la donne, j’ai trop, mais vraiment trop de vêtements. Le problème étant : vu que je vis de mon blog (en partie, à la louche 50% mais quand même), je considère ces vêtements comme partie prenante de mon boulot. Un peu comme les rédactrices de mode des magazines. Ce qui est marrant d’ailleurs c’est de constater que ces dernières, pour éviter de virer schizo ou par sensation d’écoeurement peut être, portent quasi tout le temps les mêmes tenues et le même style. Peut être envie de ne pas avoir l’impression de bosser le matin devant sa penderie (regarder le slim/blazer/boots des rédacs chef du vogue français, le carré/lunette/robe/fourrure d’Anna Wintour… je ne parle pas des costumes étriqués / col montant de Lagerfeld, là, il a construit une image, c’est différent). Ou éviter de s’égarer peut être.
Chose que je n’ai pas envie de faire. Le minimalisme, l’uniforme, se tenir à un style bien défini, ce n’est pas moi, ce n’est pas possible. Je ne veux pas me sentir enfermée dans un look ou des convictions, même si ce sont celles qui me vont le mieux.
L’expérience “Dead Fleurette” comme l’appelle Marie est séduisante, mais je ne fonctionne pas dans le radical. Je ne réagis pas trop bien aux extrémismes, que ce soit dans n’importe quel domaine.

Reste à travailler tout de même sur la compulsion (qui est toujours là, j’ai toujours fait des choses de manière excessive), le processus d’achat et définir le rôle du blog, le séparer si tant que ce soit possible, de ma vie réelle.
La réflexion est toujours en cours.

TO BE CONTINUED (donc)

(j’aurais dû appeler ça l’histoire sans fin)

48 commentaire pour “Mon rapport aux fringues – part 2

  1. Ravie de lire cette suite :)
    J’imagine que le rapport : “fringues plaisir mais fringues boulot” est assez complexe. Je comprends complètement l’idée d’uniformisation à la Wintour mais ça me parait completement intenable, parce que trop frustrant..

  2. Je pense qu’à un moment donné il faut arreter d’accumuler parce que l’on peut mais profiter de ce que l’on a déjà
    En tout cas belle reflexion!

  3. Au bout d’un moment, ça ne m’étonne pas qu’on s’habille pour le blog….La blogosphère (une sphère à part), n’est pas la vie réelle, même si cela y ressemble. Cela rend rend plus complexe le rapport à soi à mon avis (et expliquerait peut-être l’équation fringues= boulot). Bise.

  4. Question : Pour les impots , tu les déduis en frais réels tes fringues? Non j’deconne… Je cherche juste un prétexte de plus pour remplir mon dressing :-) me suis toujours dis qu’on devrait déduire les chaussures quand on va bosser à pieds… Ben quoi monsieur l’inspecteur je suis toujours plus guillerette sur mes louboutins pour aller travailler…..mais si ce sont des chaussures de marche, je ne les mets pas sur la tête que je sache… Pfffff
    Sinon en ce moment j’epure , je vide….Je me rends quand même compte de tout ce que je revends car la pièce est belle mais au final , peu portée ou pas assez. Mon uniforme , il existe …. Mais ce n’est quand même pas une source de limite… Quand on se trouve , on recherche LA pièce, LE modèle ultime….c’est moins compulsif mais toujours dans l’envie :-)

  5. Je trouve que si t’as envie tu peux toujours trouver un moyen de te débarrasser des fringues: Croix Rouge, friperies ou giveaways sur ton blog! As tu des difficultés de te séparer des vêtements?

  6. Toujours aussi intéressant !
    C’est vrai que le milieu blog mode n’arrange pas le fait d’accumuler,tu es sans cesse noyée sous les nouveautés et tes lectrices attendent ça en plus et puis est ce si grave,le principal c’est de te faire plaisir c’est ça qu’il faut garder en tête : faire les choses pour toi.

  7. Je ne trouve pas cela contradictoire qu’il y ait à la fois plus de spontanéité dans tes looks et plus de retenue sur ta vie personnelle. C’est peut-être même un assez bon équilibre. Quand au style, à l’uniforme, nous n’y échappons pas trop, souvent par manque de temps mais aussi parce que tel type de tenue nous va bien. Ici sur ton blog, j’aime bien l’alternance de tenues assez faciles à vivre (à base de slim ou de short souvent) et de tenues plus féminines et plus audacieuses (voir par exemple la ceinture sur le peplum d’il y a quelques jours).
    Enfin il y a un peu le facteur de l’âge. C’est vrai qu’à l ‘abord de la quarantaine, on commence enfin (!) à se sentir un peu en paix avec soi… avant d’autres bouleversements, mais cela est une autre histoire !

  8. Je suis aussi passée par la case :” Me souvenir de ce que j’aimais faire petite, de mes goûts propres.”
    Rien à voir avec les fringues, c’était un autre “vice”.

    Tu serais donc une personne vivante? je rigole je rigole! :-)
    Bon we

  9. J’avoue que quand je vois ta consommation frénétique de vêtements, ton vide-dressing plein à craquer de fringues presque toutes neuves ou portées une fois, ça me donne le tournis.
    Pas de jugement là-dedans, c’est juste que c’est tellement éloigné de ma façon de consommer (plutôt dans le style “less is more”) que ça m’oppresserait d’avoir les placards – pardonne-moi l’expression mais elle traduit bien l’image que j’ai en tête – qui dégueulent à ce point.

    Mais c’est bien que tu t’interroges là-dessus, après reste à voir si tu vas y changer quelque chose ou si c’est juste pour mettre des mots sur ces maux.

  10. eh bé, moi qui ai 4 blazers (euh tous Zara je crois): 1 nude, 1 beige, 1 noir, 1 gris. Et que déjà, j’ai du mal à les mettre tous…mais je les mets tous.

  11. Je suis contente que tu te livres à nouveau et que tu nous présentes des looks avec une âme.

    Je comprends que tu aies envie de faire une distinction entre ta vie “réelle” et ton travail. C’est sain comme démarche.

    Est-ce le fait de considérer tes vêtement comme des “outils de travail” qui t’empêchent de les revendre ?

    En tout cas, si tu trouves une solution pour combattre l’achat compulsif, je prends…

    PS : je suis sûre que l’”uniforme” Karl Lagerfeld t’irait à merveille ;)

  12. Une solution pour combattre l’achat compulsif? j’en ai une, radicale (en tout cas, sur moi, ça marche): c’est la considération bassement matérielle (ex. faut apporter ce t-shirt à paillettes au pressing; ça se froisse trop; le talon va viellir horriblement car recouvert de cuir etc etc…) .
    Exemple précis, pour lutter activement contre l’achat de ces bottes:
    http://www.the-working-girl.com/2012/09/boots-isabel-marant-berry/
    À la base, je ne les aimes pas, je pense que c’est le truc dont on se lasse vite. Mais là n’est pas la question. Si j’avais The working Girl à mes côtés, voici ce que je lui dirais pour lui éviter cet achat: vu la forme (juste l’avant du pied qui est tenu par les shoes, cheville hyper large), ce sont des bottes que l’on perd à chaque pas + ce talon recouvert, une fois entamé, tu les fiches à la poubelle tellement c’est moche (suis championne pour dégoûter d’une fringue, viendez faire les courses avec moi…)

  13. Je pense que tu te livres beaucoup plus que tu n’imagines en montrant tes looks… Je me souviens de ta décision de ne plus montrer ton fils et je respecte beaucoup ton choix… moi même je n’expose que très rarement mes enfants sur mon blog (ils apparaissent de dos ou seulement une partie de leur visage), je crois que c’est une façon de se protéger… Nous lectrices, venons pour prendre des conseils de mode, voir comment tu vas ;-) et c’est vrai que si j’adore ces moments où tu te confies… je respecte que tu ne veuilles plus trop le faire… Aller chiche on va voir sur le futur ce que ça donne ;-)
    Merci…

    Stilo

    http://blogdastilo.blogspot.pt/

  14. Hello,je pense qu’effectivement le milieu de la mode et aussi les blogs de mode entrainenent de façon quasi inevitable à une forme de”surconsommation”en matière de mode.
    Moi même qui suit une dingue de mode/fringue ,j’ai remarqué que depuis que je vous suis,vous les filles de la blogo ma consommation,mes envies,ma tentation augmentent considérablement.Je dois me freiner pour ne pas acheter..du moins mes moyens me freinent.
    Par ailleurs si tu vends ta chemise écossaise Sessun de l’année dernière je suis preneuse!!!!
    Bonne journée à toi.

  15. J’aime vraiment cette série d’articles, j’ai hâte de lire la suite <3

    C'est marrant parce que tout au long de ces années passées avec toi (genre je fais un transfert ou bien ? :D ), je sentais quelque chose qui se "tramait" avec ton style vestimentaire justement, ta façon d'appréhender les fringues (et ton corps donc) mais sans jamais pouvoir mettre les mots dessus !

    Je me disais : Elle se cherche ? Elle fait quoi ? Elle met vraiment ça tous les jours ? Elle se laisserait pas un peu influencer par les autres blogueuses (pas influencer dans le sens tu suis le moov' mais plutôt dans le sens "tu te cherches"?
    Mais sans aucun jugement derrière tout ça, juste l'envie de te suivre dans cette quête, cette recherche qui peut paraître superficielle quand on vient sur ton blog une fois tous les 36 du mois, mais qui – quand on vient tous les jours ou quasi – paraît vraiment très personnelle, très "profonde".

    Tu/on va(s) peut être te foutre de moi quand je dis "profonde" mais c'est vraiment ce que je pense (et je pense que toi aussi ;) ) : s'habiller à la base, ça paraît basique et simple mais c'est vraiment un moyen d'appréhender son corps … quand on voit que tant de femmes ont du mal à trouver leur style (et dans leur style je veux pas dire "chic", "cool", etc, je parle vraiment de fringues dans lesquelles on se sent "soi même", ce qui est beaucoup plus important que de se sentir "valorisée" ou "bonne" (j'en viens aux extrêmes dans mes mots hein tu remarqueras) dans des vêtements qu'on abandonnera 3 mois plus tard au final au profit de quelque chose de bcp plus personnel (et basique pour ma part ^^).

    Bref, je suis aussi dans le même cas que toi. Je suis passée par tant d'étapes …
    Le collège, on en parle pas avec les pantalons fuseaux qui me foutaient la honte (ce qui allait de pair avec le statut de première de la classe).
    Le lycée avec mon style normal, basique qui me faisait "ne pas exister" aux yeux des autres (ben oui, j'avais pas le style femme d'affaires de 35 ans avec le sac chic qui contient 3000 livres donc tu vois :D
    La fac avec le peu de moyens qui va avec et donc des fringues achetées en soldes, ou en lot :D (ou des vieilles fripes du collège la loose ^^).

    Puis le début de l'activité professionnelle avec un corps que je COMMENCAIS enfin à appréhender … à aimer jusqu'à ce que je tombe enceinte en mars !

    Et puis maintenant, à bientôt 8 mois de grossesse, je me sens complètement déboussolée (que ce soit par rapport à mon corps et par rapport à ma vie (c'est lié hein ? Dis moi que oui !) à tel point que je n'ai acheté aucune fringue de grossesse.

    Je ne sais pas si ce commentaire t'était destiné ou alors s'il venait d'une forte envie inconsciente de parler de moi (:D) mais ça m'a fait du bien de te lire et de l'écrire.

    A suivre donc ?

  16. Oups j’ai pas fini !

    Je voulais aussi parler de ton rapport fringues/boulot ou plutôt corps/boulot. Oula on dirait que je vais parler de prostitution ?

    A méditer ? Non je dis ça surtout pour moi (peut être que pour toi aussi c’est le cas va savoir) mais ayant aussi un blog – certes moins orienté mode – j’ai tendance à me laisser “habiller” par la blogo, par une envie de me dépasser niveau fringues. Pourquoi ? J’en sais foutre rien !, Bref un engrenage par lequel je pense que la plupart des blogueuses mode passent.

    J’en suis sortie de cette étape tout simplement grâce (oui je dis grâce) au manque de thune, à cette envie de mettre de côté ! Et je n’imagine pas ce que cela doit être d’être rémunéré pour son blog ^^ et je vois que tu laisses la question en suspens donc j’attends avec impatience la suite de ton raisonnement <3

  17. C’est intéressant cette histoire d’uniforme pour bosser. Tu ne ressens peut être pas le besoin de te réfugier derrière un classique blazer slim boots (au hasard…) peut être aussi parce que de part ton activité, tu n’es pas en permanence au contact de ce milieu très branché. Tu as régulièrement des rdv de boulot à Paris, tu rencontres des gens hyper lookés, mais tu ne ressens pas au quotidien cette schizophrénie parce que tu déconnectes, tu rentres chez toi, en province, où toute cette agitation et cette effusion ne seraient pas comprises au quotidien. Tu as une “vraie” vie en dehors de tout ça. Je ne dis pas que Garance Doré ou Emmanuelle Alt n’ont pas une vraie vie, mais honnêtement, elles sont loin, non?
    Donc c’est peut être une explication, peut être pas… Mais ce qui est certain c’est que ce naturel et cette distance vis à vis de ce milieu qui font que tu es proche de tes lectrices, qui pour beaucoup te suivent depuis longtemps.

  18. Peut-être que tu te livres moins justement parce que tu en dis davantage avec tes looks, qui sont devenus plus vrais, plus “toi” ? Si ce que tu montres correspond à ce que tu portes réellement, si en plus tu nous racontes ce que tu as vécu/pensé avec ces fringues, alors il te reste quoi ??
    C’est plus facile de parler de soi cachée derrière un déguisement ou une armure, surtout quand on ne va pas très bien…mais si aujourd’hui tu ressens le besoin de retrouver des échanges plus perso, alors suis tes envies et tu trouveras naturellement où placer le curseur.

  19. Et je suis aussi comme ça,à avoir un “uniforme”,je pense que c’est dû au fait qu’on sait exactement ce qui nous convient à force d’une part, et surtout c’est limite obligatoire puisque travaillant en avance avec les saisons (et donc les tendances) on est toujours en décalage,on veut porter maintenant ce qui est prévu pour dans 1 ou 2 ans.je vois aussi tous les jours des pièces qui me plaisent mais je sais parfaitement reconnaitre celles qui me plairont encore vraiment dans quelques temps,elles sont finalement rares,on est blasées ;-) après voilà la vie est courte,si on peut pas se faire plaisir,ou va -ton!!s’offrir un vêtement est un plaisir,il ne faut juste pas que ça deviennent une dictature.
    Bonne journée!

  20. tu as bien raison les fringes est nous c vraiment une histoire sans fin !!!
    en tous les cas mes wish list sont jamais épuisées :(
    bonne coninuation ;) et ne change rien c parfait comme ça ;)

    http://unefillelamodedesaddictions.blogspot.fr/

  21. L’important c’est que le blog ne te fasses pas oublier qui tu es.
    Certaines personnes s’investissent tellement dans leur boulot et désinvestissement tellement leur vie privée qu’ils en oublient qui ils sont, et ne se voient plus qu’à travers leur statut, ce qui pose problème à la retraite.
    Je ne pense pas que tu sois dans ce cas là. Mais pour ne pas te faire aspirer, peut-être devrais-tu cloisonner plus les 2 univers ? (même si en tant que lectrice j’adore les news privées).
    Ne plus poster le week end, lâcher le blog 15 jours d’affilée pour voir quel effet ça fait…
    Moi, ma façon de “cloisonner”, c’est peut être bête, mais aucune photo perso sur mon bureau, fond d’écran neutre… Bon, c’est pas applicable à toi, vu que tu travailles à ton domicile, mais tu vois l’idée ?
    Bonne suite d’introspection en tout cas.

  22. Je reviens pour dire que les commentaires sont aussi passionnants à lire que le post et ça aussi c’est bien sur ton blog,ça change des t’es trop belles des blogs mode.

  23. Sur certains blogs c’est la course au style à la nouveauté à l’épat, je suis souvent le blok “working girl” et je trouve que Clara cherche à nous épater avec des nouveautés, des tonnes d’achats très onéreux, il n’y a pas vraiment de style perso qui se dégage même si elle associe super bien les vêtements entre eux, c’est la course à la griffe. Moi j’aime qd on réutilise SES basics, qu’on imprime son style sur une tendance, mais je pense qu’on ne peut pas tout avoir, tout acheter et tout porter. Ton style est vraiment sympa, tu teste des trucs tout en gardant ta personnalité, ça ne fait pas magazine de mode mais plutôt ma cops qui a du style.
    J’aime bien.

  24. J’ai un peu le même problème avec mon travail de journaliste, où j’écris sur un sujet qui m’intéresse aussi beaucoup en dehors de mes heures de boulot, et qui est un loisir. C’est parfois difficile de savoir comment se comporter, du coup…

  25. Bien raison, l’expérience dead fleureutte ça va bien 5 minutes. Au final on a qu’une vie et tellement de possibilité que se contenter de 10 grandes pièces me parait très chiant ! Par contre OK pour moins consommer, “user” ses vêtements et n’acheter que des pièces qui nous vont vraiment. Enfin je reste convaincue que notre style reflète notre état d’esprit du moment et qu’on en change forcément tout au long de sa vie. Bises, en tout cas ce qui te caractérise et que nous lectrices aimons chez toi c’est ta franchise et ta simplicité je pense, on peut se retrouver en toi !

  26. Difficile de se trouver. Pour ma part, je pense aussi que l’obsession/passion que certaines filles (dont moi hein.)ont pour la fripes, accessoires & Co, c’est une manière d’extérioriser cette recherche intérieur de son soi. D’autres sont dans la créativité ou autres. Tes reflexions sont pour moi honnête et tout en sensiblité.
    Voilà quelques mois que la question du dressing idéal m’obsède par exemple. Le tri aussi. J’en ai fait. Beaucoup. Et ne sais plus trop quoi acheter au final. Je mets pas mal de pression désormais dans chacun de mes nouveaux achats. Et suis maintenant atteinte du syndrome “c’est-pas-parfait-je-ramène”.
    Mais je ne désespère pas, je me dis que c’est en se posant toutes ces questions que l’on finira par se trouver. Et être soi à 100%. D’ailleurs j’ai enfin quelques tenue ou je me sens tellement bien dedans.
    Belle soirée a toi

  27. C’est marrant, même sans le savoir ton revirement en 2011 par rapport à ton look et ton blog c’est senti, et pour moi de la meilleure des manières : je sature personnellement des blogs où les bloggueuses font des “shooting” avec leurs dernières acquisitions.

    Ce qui m’intéresse dans les blogs, c’est de voir des tenues avec lesquelles on prend la caisse, on va au taf, on va au monop bref des tenues dans lesquelles on vit (même si ce n’est que quelques heures lors d’une soirée d’ailleurs). Beaucoup de blogs ont tendance à “inventer” un univers merveilleux proche de disneyland où les filles s’habilleraient comme Ana Dello Russo pour aller taper des piges derrière un ordi, alors qu’en fait c’est jean slim ballerines comme tout le monde.

    Je suis moi même très loin d’être une grande originale en matière de look, pourtant dans ma branche mon look est tout sauf classique. Et justement ce qui m’intéresse c’est de savoir comment être un peu décalée tout en ayant une tenue work compatible. Alors après tout n’est pas à jeter dans la mise en scène (surtout les grandioses comme Miss Pandora).

  28. Attention à ce que tu sous-entends quand tu écris certaines choses -à propos de l’extrémisme: “je ne réagis pas trop bien aux extrémismes, que ce soit dans n’importe quel domaine”…. euh moi l’idée peut-être extrême, certes, d’un style bien défini, genre dead fleurette, ça me convient , mais ça ne signifie pas que j’apprécie l’extremisme dans d’autres domaines (la politique par exemple).
    ;)

  29. Je comprends que ton blog est plus qu’un simple loisir, c’est aussi une de tes activités professionnelles, qui naturellement, comprends son lot de contraintes. Pour autant, je ne suis pas sure que le flux constant de nouveautés fasse partie d’une obligation “dictée” par ton lectorat. J’apprécie, au contraire, de voir des vêtements reportes, réinterprétés, quitte à s’éloigner du pret à consommer. Perso, je me suis complètement détachée de tous ces blogs où la valse des vêtements encore étiquettés donne le tournis, voire la nausée. Je comprends les contraintes liés au partenariats, mais n’y a t’il pas possibilité de trouver un compromis?

    Je n’ai jamais été dans la compulsion, mais je reconnais certains des mal-êtres que tu décris. Pour moi, ce fut les premieres années de ma vie indépendante qui furent du grand n’importe quoi : issue d’un milieu modeste, petite “bouseuse” de surcroit (la chose est affective pour moi), j’avais envie de montrer ce que je pouvais désormais me permettre, j’étais une de ces parvenues! (risible, n’est ce pas?). Depuis, j’ai compris que les gens issus du milieu que j’enviais n’étaient pas plus heureux que les autres. J’ai fini pas faire la paix avec cette petite provinciale que j’étais .

    Tout ca pour dire que je te souhaite d’identifier ce qui te correspond pas/plus et de trouver une alternative qui te ressemble, sans pour autant tomber dans le minimalisme ou l’ennui. Si ta maison brulait (ce qu’évidemment je ne te souhaite absolument pas), quelles sont les fringues que tu essayerais de racheter sur Ebay, pour retrouver le plaisir de les porter? Juste une piste, pour t’aider à progressivement appréhender cette notion de dressing idéal :)

  30. Le rapport aux fringues change avec l’âge, mais le questionnement reste… Moi, je n’aime plus avoir une penderie surchargée car on en arrive à ne plus savoir ce que l’on a et à oublier des fringues et que l’on redécouvre parfois au hasard d’une recherche. A 40 ans, on sait davantage ce qui nous va et ce que l’on peut porter en fonction de son job. On perd donc moins de temps et l’on fait moins d’erreur d’achat.
    L’uniforme, j’y suis venue et bien que n’étant pas rédactrice de mode, je me balade en slip-blazer-boots/escarpins. Moi c’est ça qui me correspond et qui me va. C’est ce que tu dégages qui fait un look et non pas la dernière pièce sold out partout. On s’épuise à ce jeu. Reste les vacances pour la fantaisie, et les multiples déclinaisons de slims et blazers…

  31. @Misscocotte : j’ai eu un moment de stupeur en lisant le descriptif de ton “uniforme” : moment d’égarement, lapsus révélateur ou simple coquille ?? En tout cas j’ai foncé sur ton blog dans l’espoir insensé de voir en photo ce que tu as écrit ! :D

  32. Il y a ton évolution personnelle au gré des événements de ta vie d’une part, l’évolution de la blogo d’une autre et celle de tes lectrices (je suis devenue de plus en plus modasse ces derbières années, je suis avec mon mec depuis 5 ans et clairement il constate une différence dans mon rappport à la mode, même si j’ai tjrs aimé m’habiller). Je préfère les blogs qui trouvent un juste milieu entre la vraie vie et le style, je ne peux plus lire the Cherry Blossom ou Betty qui me sortent par les trous de nez (quitte à voir ça, je feuillette Vogue). Tu es l’une de mes préférées, même si bien sûr, et malgré une vie que je juge pas trop inconfortable, je ne peux pas m’offrir le quart de ta garde-robe. Tu restes assez vraie, enfin c’est ce qu’on ressent, j’apprécie.

  33. Hello Walinette!

    Ca faisait qq temps que je voulais rebondir sur cette série d’articles et faire part de mon ressenti.

    Comme toi, j’ai toujours aimé les fringues, depuis mon plus jeune âge, dès que j’avais un peu d’argent, je le consacrais à l’achat de vêtements. J’ai aussi connu les périodes d’achat compulsif (assez logiquement, ces périodes correspondaient toujours à des moments où je ne me sentais pas très bien) où c’est plus l’achat, la possession qui compte, que vraiment le vêtement en lui-même: il nous le faut, sur le moment même, c’est une absolue nécessité. Et une fois qu’on l’a, on reporte son attention sur autre chose, et généralement, ce ne sont pas les meilleurs achats.

    Quand j’ai tenu mon blog, ce phénomène s’est accentué chez moi, et j’ai vraiment développé une relation malsaine aux fringues: il m’en fallait toujours plus, je ne faisais plus jamais de choix parce que je prenais tout, je faisais flèche de tout bois, j’achetais des trucs sans aucun rapport critique, et parfois uniquement mue par l’idée que c’était LA pièce à avoir, le it truc bidule du moment. D’où des trucs hasardeux, des looks qui ne me vont pas, mais bref, j’assume autant que le port du cycliste dans les années ’80 :)

    Toujours est-il qu’à un moment donné, toute cette exposition de nouvelles fringues permanente sur les blogs m’a vraiment écoeurée (et m’écoeur toujours), raison pour laquelle (avec la mercantilisation avancée qui a pourrit le système mais bon, ce n’est que mon avis) j’ai arrêté mon blog.

    Dès cet instant là, j’ai vraiment appliqué tout naturellement et sans le moindre mal une sorte de politique de “décroissance” dans ma consommation de fringues. C’est même d’abord passé par une période où je n’avais plus envie de rien, tellement j’avais été dégoûtée. Chaque fois que je voyais un truc, je me disais que j’en avais pas besoin, que ça ressemblait à autre chose que j’avais déjà. J’ai aussi commencé à être plus exigeante, sur la qualité, sur les prix, sur un tombé parfait. Si ça ne va pas, ça ne va pas, même avec un point de couture par ci par là, non, je remballe.

    Puis, deuxième grande étape de ma “reconstruction”, je me sépare de mon compagnon l’année passée. Je pars de chez moi avec deux sacs de vêtements. DEUX. Alors que j’ai des placards remplis. Ca m’a forcé à faire le tri: je partais avec l’essentiel, l’indispensable. (Je rejois du coup l’idée de Louise quand elle parle de l’incendie). Ca a été une révélation: d’une part, je me suis rendu compte que les choses, la possession matérielle n’avait plus aucune importance à mes yeux (je laissais en gros sans aucun regret les 7/10ème de ma garde-robe derrière moi, mais rien ne me manquait), d’autre part, tout allait avec tout, dans ce que j’avais pris, ça devenait enfin simple de s’habiller le matin, je ne me prenais plus la tête.

    Ca m’a fait beaucoup BEAUCOUP de bien. Enfin, troisième étape (après j’ai fini promis :) ): je perds beaucoup de poids, sans calcul, comme ça, je dois me racheter des pantalons surtout, ça me rappelle un peu mes périodes d’achats massifs, je n’aime pas ça. Mais la différence, c’est que je me suis vraiment trouvée, je sais que c’est moins fun qu’avant, que c’est moins original, que je suis plus dans un esprit uniforme mais en gros c’est soit slim, tee-shirt, blazer, soit robe blazer, et boots boots boots.

    Mais comme tu dis, je pense que:
    1. il faut assumer son côté superficiel (pendant des années je n’osais pas)
    2. il faut s’aimer
    3. et là je rajouterai qu’il faut se voir avec ses yeux à soi et pas daux ceux ds autres, et dès cet instant là, on sait ce qui nous met en valeur et ce qui nous va.

    Voilà, c’était l’instant psy du jour.

    bisous, belle journée Walinette!

  34. @ Percy : intenable, exactement, je ne pourrais pas !

    @ Melle Dubndidu : ah oui c’est sûr ! Dans le fond on est bien d’accord (j’ai un peu de mal avec l’idée de l’appartement entièrement dédié aux fringues d’Anna dello Russo, mais je crois qu’on tient un cas extrême !)

    @ Maman Cendrillon : la ligne est ténue.. parfois on a envie de montrer une tenue de soirée, ou habillée… mais on n’a pas forcément l’occasion de la porter de suite. Ou alors pas envie de prendre des photos à ce moment là (intime) ou alors c’est le soir, du coup on fait des photos avec la tenue un autre jour et il y a un décalage.
    Après cela fait bien 2 ans je crois qu’à 90% je dirais, je montre ce que je porte le jour même

    @ Mei : ah ah ! j’aimerais bien !! je crois même que j’ai poser la question à mon expert comptable qui m’a regardé les yeux ronds !!
    Mais en fait, c’est comme pour les voitures que tu utilises en pro et perso, tu la déduis au pro-rata de ton utilisation pro. Donc là, j’utilises mes fringues en pro le temps de la photo tu crois ? ça fait quoi… du 0,001 % ?? :-D
    Sinon, j’ai l’impression que la recherche sans fin de la pièce ultime relève un peu de la compulsivité aussi, si on est tout le temps dans la quête, dans l’envie

    @ Thewallinna : oh t’inquiète, mon entourage est ravi de mon activité :-)
    (j’en donne pas mal, et j’en revends aussi)

    @ Vannina : je pense que malgré tout en effet, les lectrices (enfin ne faisons pas une généralité, mais une partie disons) attend les nouveautés, de voir portées par qqun lambda ce qu’elles voient dans les magazines pour se faire une vraie idée du potentiel d’un vêtement sur une silhouette standard. C’est ça l’intérêt du blog mode aussi

    @ Lily (à Belfort) : ah nan, ne parlons pas encore des choses qui fâchent ! il va falloir que je poste un truc sur l’âge aussi un jour… j’y pense. Ma maman part à la retraite à la fin de l’année et ça me fait hyper bizarre en fait…
    Je crois que j’ai envie de parler de trucs persos, mais intérieurs, dans cette rubrique, mener une réflexion sur moi. Mais pas parler d’intimité, de vie de famille ou autre, ça ça reste chez moi ;-)
    L’alternance de tenues que tu décris représente vraiment la manière dont je m’habille je crois. Je suis casual quand je bosse à la maison, et plus habillé quand je sors, vais à des RVs ou à Paris, c’est finalement logique.

    @ Val from Belgium : avec un coeur qui bat et tout et tout, si si

    @ Val : je pense que la manière de consommer et voir les fringues de la plupart des blogueuses mode (attention, je sais, je fais une généralité) est assez éloignée de la plupart des gens. Mais encore, c’est parce que bon gré, mal gré, on en vient à “travailler dans la mode”. Du coup c’est normal que ça circule plus. On serait styliste ou rédactrices mode, ça choquerait moins. Là c’est la collision entre le côté perso qu’on affiche et le placard qui n’est plus celui de tout le monde qui choque je pense.
    Pour tout te dire, je sais que je vais rester avec des placards qui débordent, à moins de changer complètement de ligne directrice, en revanche, je veux travailler sur ma compulsion d’achat, mieux y réfléchir (ça sera le prochain billet, mais ça devient de plus en plus compliqué cette histoire !!)

    @ jicky : ah oui, heu…jocker !

  35. @ Pimprenelle : ah non, je suis souvent dans l’affectif avec mes vêtements ! à de rares exception je ne les considère pas comme un outil de travail, non, non ! c’est bien le problème, je m’investis dedans. Ce qui ne m’empêche pas de donner ou vendre régulièrement hein.
    Pour le compulsif, j’y travaille. enfin j’analyse déjà

    @ My Ast : surtout que d’expérience, à chaque fois que je m’y livre, j’ai droit à un retour de baton (paroles mal interprétées, à nouveau des critiques, etc…)
    Il y a 2 politiques : celle du “never complain, never explain” et celle où tu es transparente. Crois moi, il vaut mieux s’en tenir à la première, mais je ne sais pas faire.

    @ jicky : tu devrais faire “personnal ANTI-shopper”…. ;-)

    @ Stilo : si on y est attentif, oui. Ca aide aussi quand on commence à réfléchir à comprendre certaines choses et à mettre des dates précises, à faire des rapprochements.
    Mon fils, c’était plus que je me disais : son image lui appartient, il doit pouvoir choisir ce qu’il veut en faire. Je n’ai jamais considéré mon enfant comme m’appartenant, même inconsciemment je crois

    @ Letti : C’est une nouvelle source d’information et d’envie.. comme quand au lycée on voit des copines s’habiller pareil et s’influencer, c’est un peu la même démarche. Il faut faire attention, mais en même temps on découvre des nouvelles marques, des nouvelles idées, on peut échanger des conseils. Je suis toujours “lectrice” de blogs aussi et je ressens la même chose

    @ Païennes : oui, je pense qu’une fois expliqué, ce qu’on voit devient logique.
    Après la grossesse, pour moi ça fait comme quand on perd d’un coup 30kg, on ne reconnait plus son corps et on se cherche à nouveau. Ca n’a rien d’évidemment (enfin pour certaines cela le semble et tant mieux hein !)
    je te souhaite bon courage pour la fin (et le début !!!)
    (et les fringues de grossesse, ça craint, on n’en a pas besoin ! na)

    @ Païennes bis : oui, je pense que quoi qu’on en dise il y a malgré tout une sorte de compétition sur la blogo. TU n’as qu’à voir les scènes que certaines peuvent faire pour porter une fringue avant les autres !

    @ Valérie de Metz : ah mais tu n’imagines pas comment j’apprécie de ne pas vivre à Paris justement !! Je ne pourrais pas supporter cette sorte de pression permanente de l’apparence. C’est peut être justement pour supporter cette pression que certaines sont toujours habillées pareil. Du coup elles ne s’exposent pas à des critiques ou des réflexions nouvelles.
    Quand tu vois que la plupart planifient toutes leurs tenues pour les fashion weeks comme on planifie nos repas de la semaine (enfin heu.. j’y arrive pas moi, vient le mercredi et je suis en freestyle complet !). S’habiller et se montrer comme boulot à temps plein. Ca devient trop là.

    @ Ysabelle : Peut être, c’est possible. Mais je pense plutôt que c’est à force d’être critiquée de manière personnelle que tu en viens à cacher toute aspérité qui pourrait donner prise à tes détracteurs. Là, je ne les lis plus, je m’en fiche, du coup ça passe mieux

    @ Lily ( de Paris) : je pense que tu mets le doigt dessus, se sentir blasée, et être tellement dedans qu’on reste en dehors (putain, bonjour la phrase. on dirait du vandamme… bref). Je ressens ça parfois maintenant que je me penche plus sur les défilés et les tendances en amont (pour mon 2ème boulot), je vois très bien d’où viennent les inspiration des enseignes de mass market, ce qui va être éphèmère ou non et j’arrive déjà un peu mieux à naviguer. Je crois que ce sont d’autres mécanismes qui déclenchent des pulsions d’achat, mais j’y travaille
    (et fierté : l’autre jour, mission au Bon Marche pour une paire de bottes noires, je suis ressortie avec une paire de bottes noires. Alors que j’étais tout de même passée aux stand Isabel Marant, reposé une paire de baskets, aux stands Maje et cie, même Alexander Wang. Alleluyah, victoire)

  36. @ Audrey : je ne suis pas totalement certaine du bienfait de la liste. Enfin, ça dépend de sa taille quoi !!

    @ Gaspard : et comment je le prends ?

    @ Anne : je crois que c’était un peu le cas justement il y a 3 ans.
    Mais c’est peut être un peu notre cas à tous, quand tu vois le succès des réseaux sociaux, facebook, twitter, instagram et cie ou le moindre quidam met sa vie en scène !
    On va bientôt avoir 2 personnalités : la nôtre IRL et une autre virtuelle, ça rejoint le concept philo du “pro-soi” ça.
    Cloisonner, ça va être trop dur, j’ai mon bureau à la maison (mais j’adorerais en avoir un à l’extérieur ceci dit) et je m’utilise pour les photos, avec ce qui est quand même mes fringues, dans lesquelles je vis…
    Par contre, quand je bossais dans une boite avant, j’étais comme toi : absolument aucune personnalisation de mon bureau

    @ Vannina et Maman Cendrillon : ouiii, je suis hyper fière de mes lectrices !!
    (et j’aime à pense qu’on a le lectorat qu’on mérite…. allez, je me prends 5 sec de melon)

    @ Krakette : je ne suis pas sûre qu’elle soit dans l’épat comme tu dis. Mais je ne suis pas objective, pour avoir pas mal discuté par mal, je trouve que c’est une des plus sympas de la blogo. Je crois que comme pas mal d’entre nous elle aime les belles fringues et les beaux sacs.
    Là où je suis d’accord, c’est qu’il est agréable d’associer une pièce précise avec la personne qui la porte, ça fait un marqueur supplémentaire. Tu repenses à une copine au lycée et tu la revoies avec SA veste en jean ou SON blazer. Typiquement je crois que mon mari me voit tellement avec des tenues différentes qu’il en devient lui totalement indifférent (heureusement qu’on a autre chose hein !). Il est plus difficile de s’approprier et de vivre vraiment dans un vêtement.
    Peut être qu’il faudrait que je sépare mon dressing. Un dressing “mes fringues à moi” et un dressing tampon “blog” et regarder plus attentivement ce qui du second passerait au premier. Bref, c’est pas encore mûr !

    @ Amy : ah oui, le coup du loisir qui devient un boulot, après c’est plus difficile de tracer des limites !

    @ Lili-Espiègles : ce sont des règles trop rigides pour moi c’est clair. Et heureusment qu’on évolue, qu’on change de style en changeant d’âge ou de job !

    @ Mathilde : ah oui, le “trop de pression” dans l’achat. le doute, le “je ramène ou pas” A trop se mettre d’objectif, il n’y a plus de plaisir non plus.

  37. @ Shoubbs : le mot me gêne aussi, mais il faut avouer que c’est souvent très joli sauf qu’effectivement ça nuit un peu à la spontanéité.
    Par contre le monde imaginaire que tu décris, où tout est plus rose, plus parfait, ce n’est pas uniquement sur les blogs tu ne crois pas que tout le monde est en train de s’inventer un double parfait sur facebook, instagram et cie ?

    @ Any : on ne pas pas chipoter sur un terme. laissons de côté les extrémismes politiques et religieux. Je suis quelqu’un qui a besoin de compromis. Je vois trop de gens avoir des principes érigés en règles absolues et qui sont pétris de contradictions. En revanche, une ligne directrice, une idée générale oui, mais on ne s’offusque pas si on dévie un peu en somme.

    @ Bavardises : le compromis… une base qui reste et quelques nouveautés qui vont et viennent ?
    Ca pourrait être un début de réflexion en effet (et c’est une question qu’on se pose tous, tiens) ce qu’on sauverait d’un incendie. Sauf que peut être que j’aurais la tentation de récupérer en premier mon sac Hermès alors que c’est loin d’être celui que je porte le plus souvent ! lol. C’est un peu faussé comme point de départ ;-)

    @ Yokoflo : j’ai énormément d’idées de billets là en fait. J’ai l’impression d’avoir ouvert une vanne !

    @ MissCocotte : je pense oui ! Le corps change, la vie change, la penderie s’adapte et parfois on se perd un peu.
    (et loooool pour le slip ! j’adore @Mei )

    @ Lza : oui, on doit s’adapter à plusieurs paramètres c’est vrai !
    L’avantage des blogs, c’est qu’il y en a pour tous les goûts. On se retrouve un peu comme dans la cours du lycée, il y a des groupes de copines

    @ Zabou : je comprends très bien ta sensation d’écoeurement, de course vaine, de futilité revendiqué qui devient trop…
    Pour la monétisation des blogs, et la professionnalisation (on voit des nanas dont le blog finalement est le premier boulot, elles n’ont connu que ça en fait) c’est délicat. A la fois ça rend le truc pérenne et ça le gangrène en même temps.
    Ca me fait penser à ce que fait Mimnor actuellement. Le fait de se “retrouver” comme avant, retrouver une cohérence. J’y pense aussi. Parfois je me dis “est-ce que tu l’aurais acheté “avant”" ? ou alors “est-ce que tu le porteras “après”" (ça ça marche bien comme méthode)
    Après peut être faut-il un électro-choc pour sortir de la spirale du blog.
    Je dois trouver une autre solution, un équilibre vu que mon boulot principal est quand même ce support.

    Le coup de la perte de poids, ça peut correspondre peut être aussi à un moment où on commence à aimer son corps, on a moins besoin de le cacher (psycho de comptoir, certes)

    Bisous et à très vite j’espère ;-)

    (@ Lily : moi aussi je lisais toujours son blog)

  38. Séparer son blog de sa vie, c’est une réflexion que j’ai parfois, mais je crois que je n’en ai pas très envie, au final… Le blog a considérablement enrichi ma vie personnelle, et sans me nourrir de ma vie perso, pas de blog possible non plus ! Alors oui, c’est pas toujours simple d’arriver à trouver un équilibre entre les deux, c’est une mise en perspective quasi permanente en fait, mais c’est ça qui me plaît, je crois.

  39. “personal anti-shopper”, hi hi hi. Tu sais que ma soeur s’énerve à chaque fois qu’elle fait du shopping avec moi? (enfin, elle se marre: “avec toi, impossible d’acheter un truc”… “a houais mais regarde ça se froisse trop”…”matière pourrie, cette viscose élasthanne, ça va mal vieillir”…); bon en même temps ça n’arrive pas si souvent, on n’habite pas à côté!

  40. Difficile de répondre à ton post ou de ne pas repondre :) je suis depuis longtemps une de tes lectrice, j’ai vécu ce que tu racontes, mais la reponse prend du temps…que je n’avais pas…
    Moi non plus je n’aime pas les extrêmes, faire une diete totale de shopping ou vivre avec 10 fringues je ne pourrais pas, n’empeche que avant l’ouverture de mon blog et après je n’ai cessé de m’interroger sur mon rapport aux fringues et curieusement petit à petit l’effet blog au contraire réduit pas consommation mais ce n’est pas simple. D’abord, car je m’interroge vraiment au lieu de me poser la question et de vite l’oublier et de me précipiter dans le premier shop venu, ensuite car le fait de poster ses tenues est comme un étalage, de ce que tu es de ce que tu consommes et ça pose question. Je ne supporte pas de ne porter une pièce qu’une fois et de passer à une autre ( ça m’arrive erreur d’achat and co) donc tout en achetant, j’essaye de recycler et de ne quasi jamais porter une tenue avec des pièces 100% de la saison actuelle. Après j’ai beaucoup de sacs ( mais ça j’assume même si je renouvelle de temps en temps), c’est ma petite collection et des pièces fétiches… Ce n’est pas merveilleux mais ça fait six mois ( j’ai ouvert mon blog il y a un an) que ma consommation décroit parce que moi aussi j’ai un ecouerement parfois quand je vois des nouvelles pièces traquées et achetées sur twitter et revendues genre un mois apres sans être portées, et que les mêmes personnes recherchent alors à nouveau une it pièce and co and co, je peux être comme ça, je ne juge pas, mais je trouve ça absurde. Une des solutions que j’ai trouvé c’est de faire autre chose que de penser à la mode, même si c’est un de mes échapatoires par rapport à mon travail. Dans ton cas, c’est plus difficile, c’est ton job, peut être faut il séparer ta passion des fringues et un oeil plsu technique, plus pro, je ne sais pas, en tout cas, c’est bien de s’intérroger, sinon ce que j’aime dans ton blog et dans ton choix de fringues c’est que tu ne choisis jamais l’évidence, tellement facile, tu oses des mariages réussi ou pas, mais c’est toujours toi et donc c’est bien !
    Continue Walinette et pardon pour cette réponse que je voudrais plus complète sans y arriver
    Bises et bon week end

  41. oui, le slip c’est pas la première fois qu’il s’immisce dans mes com.. :) merci le correcteur…
    Sinon, euh 40 ans le corps change….? ben non, pas pour moi, pas encore. Même taille qu’à 20 ans.

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