Mon rapport aux marques

Allez, un petit billet fleuve…
Aujourd’hui je m’interroge sur mon rapport aux marques (le mien de rapport, tout ce qui suit est personnel, je ne possède certainement pas la vérité absolue), et plus précisément aux marques de fringues (puisque c’est le sujet).

Qu’est-ce qui déclenche l’acte d’achat, pourquoi telle marque plutôt qu’une autre, qu’est-ce que je privilégie ? (pour résumer). Et (la question qui tue) est-ce que j’achète le vêtement en lui-même ou la marque ??
Je crois que lorsque j’observe ma penderie et/ou lorsque j’envisage un ajout, les vêtements/accessoires rentrent généralement dans une des 3 catégories ci-dessous (j’essaie de mettre des exemples parlants à chaque fois)

1. Les pièces de collection / fortes :

L’exemple le plus probant : les Susan Boots Chloé. On en a suffisamment parlé. La plupart des gens ne comprennent pas qu’on puisse mettre autant dans une paire de boots, mais arrivent à accepter un peu mieux lorsqu’on ne parle plus de fringue, mais de pièce de collection. Une collection comme une autre, ce n’est pas plus bête que de collectionner les sabres de samouraï ou les disques de Johnny  (OK pas forcément plus intelligent non plus). Mais il y a généralement un travail de création (même si OK, Chloé – Versace tout ça), ce sont des sortes de “symboles”, de marque-pages dans l’histoire de la mode. Il n’y a qu’à voir le nombre de sneakers compensés que l’on voit depuis la sortie des Isabel Marant.
Et comme tout pièce de collection, il y a un argus, un marché de l’occasion (et de la spéculation parfois… Par exemple le 2.55 a augmenté de près de 100% depuis que j’ai acheté le mien).
Il y a du raisonné (le Chanel), du coup de coeur (les IM) tout en sachant au pire que la revente est facile, mais on rentre dans ce qui est pour moi une passion (la mode, le vêtement, le travail du cuir et des artisans).
Ici la marque est reconnue pour son aspect créatif, novateur, fédérateur.

2. Les pièces durables / de qualité :

On touche aux basiques qui se doivent d’être irréprochables, donc j’y mets le prix, la recherche est raisonnée. Ex : les boots Acne, parfaites boots noires. Pas données, mais depuis que je les ai, je les mets très souvent et je ne recherche plus du tout de boots noires (un de mes basiques). Le foulard Hermès est limite un objet de transmission familiale, le pull fin en cachemire, rouge (une de mes couleurs préférées) de qualité italienne et qui ne bouge pas. Ce ne sont pas des pièces mode, mais intemporelles et qui justifient un investissement.
Ici marque = qualité. Point. Ce ne sont pas forcément des marques connues, ni ostentatoires.
Après, il y a des pièces qui rentrent dans les 2 catégories et là c’est bingo. Je ne peux pas vous le montrer car il faut que je le récupère à Paris, mais la raison de la revente massive de la semaine dernière était bien le Sofia Coppola Louis Vuitton, c’est à la fois un modèle iconique, que je recherche activement en petit modèle depuis plus d’un an et dont la qualité est absolument extraordinaire (j’en ai tâté un paquet.. en grand modèle, le petit étant quasi introuvable).

3. Les pièces “mode” et temporaires :

C’est là que ce trouve le piège car il s’agit des achats “plaisir”. Et là que – selon son budget et ses possibilités – il faut faire le plus d’arbitrage et se poser les bonnes questions.
Donc là, ce sont les vêtements qui marquent la tendance actuelle et qui seront très certainement passés de mode dans un an ou deux. Donc est-ce qu’on investit, est-ce qu’on passe, est-ce qu’on recherche un équivalent moins cher ? Certaines marques sont des spécialistes de cette catégorie, je pense à Sandro/Maje par exemple et sont les reines du “coup de coeur, coupe bien, qualité pas top mais je ne trouverais pas forcément d’équivalent ailleurs”. Ex : la parka Maje.
La raison veut qu’on se tourne dans ce cas vers le Mass Market à petites touches pour updater sa penderie. Mais parfois ça ne passe pas.
Les deux exemples ci-dessus : le jeans imprimé, pour moi ça ne tolère pas l’imprimé bof, il faut qu’il y ait un vrai coup de coeur, d’où le jeans CoH. En revanche pour la jupe asymétrique, la jupe Zara (merci à vous d’ailleurs) est nickel.
C’est là également que se jouent les it-pièces avec lesquelles il faut prendre des pincettes. Il faut savoir parfois craquer sur un coup de coeur et résister à d’autres.

A cela il faut rajouter des marques “affect”, et par conséquence des fringues qui ne rentrent pas forcément dans les catégories ci-dessus.

L’exemple le plus probant : Isabel Marant. Ce sont des marques avec lesquelles on a développé des relations affectives, parfois depuis plusieurs années (2006 il me semble dans ce cas précis, j’ai du la découvrir lors d’une visite au Bon Marché quand j’étais expat, avant de lire les blogs). On sait à quoi s’attendre, les pièces qu’on aime et qu’on adore retrouver chaque saison et qu’on ne trouve pas chez d’autres. Ex : les matières chez IM, les pièces doudou ,les mélanges de soie brute, les petites vestes qui vont tellement bien avec un jean, les imprimés ethniques. Quand je rentre dans une boutique au début de saison, je rentre avec un budget, en sachant que je repartirai avec quelque chose, c’est prévu.
On pourrait aussi ranger dans cette catégorie SA marque de jeans, de sacs (les cuirs roots Dreyfuss).
Problème :  du coup on est parfois plus encline à pardonner leurs défauts (je sais que je regarde à 2 fois avant d’acheter une cotonnade chez IM, ses voiles de coton ont tendance à se déchirer, revers du “fin et vaporeux”) et il faut se forcer à garder un oeil critique, ce qui n’est pas forcément facile.

Alors évidemment, ce n’est pas parole d’évangile, je ne suis pas cela à la lettre et parfois je me plante, j’achète, je regrette, je promets ensuite de faire plus attention et je me plante à nouveau, mais j’aime l’idée d’un certain équilibre entre tout cela. De même, selon les sensibilités, les goûts, on ne range pas tout dans les mêmes catégories.
Je ne parle pas non plus du “est-ce que ça me va ?”, “est-ce que c’est mon style ?”  qui viennent dans un 2ème temps, là il s’agit d’une première approche.

PS : On aurait pu également distinguer les marques de luxe, l’imagerie qu’elles véhiculent, la part de rêve que l’on s’offre en achetant un vernis Chanel, mais si on continue à développer on va finir par faire un mémoire et non un billet de blog, c’est un sujet sans fin.

74 commentaire pour “Mon rapport aux marques

  1. Tiens, moi les Dickers je les auraient placées à côté des boots Acne !
    Je crois qu’on a tous un rapport très différent aux marques ! Tu le détailles ici très bien avec les différentes motivations ! C’est sur, t’es partie pour faire un mémoire là ! (ou une thèse peut-petre ?!)

  2. La partie marque affect est plutot interessant car je suis un peu pareil pour UNE marque, je vois moins le prix.
    Par contre les pièces de “collection” je pense que c’est subjectif car je ne crois pas que tu pourras transmettre tes bottines Chloé à l’inverse du sac chanel (j’attends celui de ma grand-mere avec impatience…)

  3. Très intéressant ton article et bravo pour le sophia, je bave… Je partage assez ton approche, même si comme dit plus haut, chaucune à son approche particulière.
    jE me retrouve vraiment dans le rapport affectif que j’ai à certaines marques et comme toi surtout Isabel Marant et Jérôme Dreyfuss, je me retrouve aussi dans l’aspect collection, j’ai une collection … de sacs… le reste c’est effectif et difficile de m’en débarasser quand c’est du marant et ça va ça vient pour le reste. Toujours dans le rapport “plus raisonnable aux pièces de collection” je place le chanel et le celine mini luggage, mon sofia à moi:). Par contre les sneakers Im, j’en ai une petite collection ( oui donc 2 en fait des collections les sacs et les sneakers) mais ne suis pas sûre que ce soit une pièce qui dure dans le temps… on verra…

  4. je suis super contente pour toi que tu ais trouvé le Sofia Coppola Louis Vuitton. je suis impatiente de le voir.
    je me rends compte en te lisant que mon approche de la mode est proche de la tienne : savoir investir dans les pièces “intemporelles” et trouver des ersatz aux pièces très modes facilement “démodables”.
    ça fait du bien de réfléchir à ça.
    have a nice day

  5. Whouh le sofia! Canon!
    Les rapports aux marques c’est difficile. Moi j’ai une passion pour marc by marc jacobs. Forgee à coup de ventes privee et de visite sur the outnet (sinon totalement hors de mon budget), mais je ne pardonne rien (sinon ca restera dans le placard trop dommage).
    Je partage dans l’ensemble tes reflexions meme si j’essaye de rester un maximum critique surtout depuis que j’ai lu le bouquin “Luxe. & co ” de Dana Thomas ( sous titre : comment les marques ont tué le luxe…)

  6. Très intéressant ce billet!
    C’est une question clé, c’est certain. On s’interroge toutes finalement sur notre façon de consommer, pourquoi on a succombé à telle ou telle pièce.
    Personnellement, j’ai très peu de pièces de collection (mon grand Noé Vuitton édition limitée monogramme rayé de la collection croisière 2012 offert pour mes 30 ans et ça doit s’arrêter là!) car je n’arrive pas à mettre de trop grosses sommes dans un vêtement/accessoire (je me sens mal/coupable si je le fais).
    Par contre je me retrouve plus dans le rapport affectif à certaines marques (Dreyfuss, Sessùn pour moi principalement). Et dans les basiques de qualité/achats intelligents. Pour les pièces super mode qui marquent la tendance, je ne me pose même pas la question : je vais direct chez H&M ou Zara et cie mais presque jamais chez les marques du sentier (trop chères).
    L’image des marques est aussi un critère inconscient très important je pense. Je lisais il y a peu un article sur le luxe (http://www.prodimarques.com/documents/gratuit/53/caron.php) qui analysait bien l’image des marques de luxe.

  7. Je trouve ce billet très complet et assez juste ! Je suis fan aussi des sacs et cuirs Dreyfuss tout en ayant conscience de leur fragilité. J’ai mon pull en cachemire basique, et quelques “bases” fashion pour lesquelles je suis prête à dépenser un peu plus que d’habitude.
    Une bien jolie démonstration :-)

  8. Vraiment intéressant ton article!
    C’est vrai que la partie affect prends une grande place chez moi et que je n’arrive pas à être objective (notamment sur les sacs dreyfuss)
    Je trouve que tu as bien restitué les différentes catégories d’achats que l’on peut faire à une nuance près pour moi car pour les fringues temporaires je suis pourtant incapable d’acheter chez zara par exemple, c’est pourquoi cette catégorie est absente de ma penderie…

  9. Ton billet reflète un peu mon état d’esprit du moment vis à vis des fringues et des marques. Jusqu’à peu je fonctionnais énormément au coup de coeur sans vraiment regarder la qualité de ce que j’achetais.Résultat ma garde robe était un éternel recommencement, un gouffre financier. Aujourd’hui je préfère également mettre le prix pour un bon basique. Par contre les coup de coeur marque deviennent pour moi un luxe car je n’ai pas nécessairement les finances qui vont avec…

  10. La pièce la pièce la plus emblématique depuis des générations, ça resque quand même le carré Hermès (vif argent orange bon choix ;-) )

  11. Je suis dans un rapport un peu différent : j’affectionne particulièrement quelques marques pour savoir que je vais y trouver des pièces qui me vont et que je vais avoir plaisir à garder. Par contre je ne fantasme pas du tout sur des icônes comme un sac Chanel ou Vuitton et ce genre de grands classiques. J’ai un carré Hermès qui dort depuis 20 ans dans mon placard, point.
    En revanche je suis assez attachée à des objets qui ont une histoire de famille. Deux exemples : la Rolex de mon père, mais qui est la montre de mon père avant d’être une montre de marque; et deux vestes en fourrure l’une de ma mère, l’autre d’une grand tante.

  12. Ton analyse me semble très intéressante. Je me retrouve assez bien dans tes trois catégories.

    Cependant, cette année je fait un effort d’autocritique quand à la qualité de ce que j’achète chez des grandes marques, Isabel Marant en tête, pour essayer de me dissuader de prendre lorsque j’achète pour la marque plutôt que pour le vêtement. En gros j’essaye de me dire: s’il n’y avait pas de marque, est ce que je l’achèterais? J’ai été très déçue et limite outrée par la qualité en baisse de IM alors que les prix sont en hausse exponentielle, sans justification aucune (désolée mais du coton à plus de 200 euros avec des coutures approximatives et un imprimé pyjama…non merci–>collection de cet été). D’ailleurs, ton histoire sur du coton qui se déchire, le côté vaporeux et tout ça, ça me parle. De même, les marques du sentier tels que Sandro ou Maje, je n’y mets plus les pieds.

    Finalement, je rajouterai qu’il y a un effet pervers au succès de certaines marques en revente sur Ebay. Souvent, je me surprends à hésiter sur une pièce et me dire que de toute façon elle se revendra bien sur Ebay: résultat, je ne la mets jamais et je finis par la revendre. Désormais, je me suis promise d’acheter que si c’est un véritable coup de cœur.

    Bonne journée et merci pour aborder ce sujet.

  13. Allez, je vais faire la pénible.
    Le sac Chanel irait plutôt dans la deuxième catégorie et les boots Acne dans la première. Plutôt que eaulité on pourrait parler d’objets de transmission (je’en avais fait un appier dans la presse. C’est quelque chose de fort, une vêtement une pièce qui ont une empreinte. La marque doit être de la “haute joaillerie” dans son domaine (pour ce cachemire, je ne sais pas… dans mon papier j’avais opté pour Loro Piana).
    Mon rapport est que je n’achète jamais en pensant revendre un jour. Je n’ai pas ce besoin de porter et de balancer. Chaque vêtement a une histoire, chacun me demande réflexion. Je me trompe j’avoue mais… Je n’ai pas ce besoin compulsif de remplir.
    J’aime plus la mode pour ce qu’elle raconte que les vêtements en eux-même. Dieu sait pourtant que j’affectionne les vêtements et les blogs. Depuis bien 6 ans que j’erre sur la toile… L’inventivité a fait place à du remplissage qui n’est clairement pas mon choix.
    Ces catégories sont les mêmes pour tout le monde (tu écris un “je” où chacun peut se reconnaître). Après c’est une question de mesure.
    Et surtout de liberté, de portefeuille, de désirs, de priorités.

  14. Pour ma part, j’investis de plus en plus dans les basiques de bonne qualité. De ce fait, les achats d’articles tendance et de moindre qualité sont plus réfléchis.
    Je suis beaucoup plus attentive aux matières (j’ai banni l’acrylique de ma penderie !), au pays de fabrication…
    Pour les pièces de collection… je vais attendre encore un peu (des fois que mon sortilège pour gagner au loto fonctionnerait).
    Et bravo pour le Coppola !

  15. Moi j’avoue que je n’ai pas de fringues de marque (juste les sacs et les shoes, après je suis pas trop à classer les choses, je mets au jour le jour, et les choses que tu (pas que toi hein ^^) appellent tendance, je peux les mettre des années …

    En fait je ne suis pas la mode (dans les deux sens du terme), je suis moi même et j’ai pas l’impression de suivre une tendance particulière ? Ou alors je me trompe je sais pas et j’ai le cerveau formaté comme une malade :D

    Sinon pour rester dans la mode (la c’est plus vintage moderne), sur mon blog, ya un téléphone rétro orange top rétro moderne, je pense que ça pourrait te plaire (pas forcément de participer mais juste l’objet en lui même :) ).

    Des bises Walinette en attendant ton gros craquage suite à la revente de tous tes sacs :D

  16. Merci pour ce billet qui m’a fait un peu comprendre le rapport que les consommateurs peuvent avoir avec les marques. Et puis aussi, je te trouve courageuse de te dévoiler ainsi, surtout après les attaques de ces derniers jours.

    La collection, je ne sais pas, je n’ai pas l’esprit collectionneur (achat, vente, recherche, etc…) mais je peux comprendre.

    Les pièces fortes, ok, avec un bémol: on peut trouver des pièces fortes dans une non-marque; je pense par exemple à la boutique qui fait fabriquer chaque année les mêmes pulls quelque part en Angleterre. Le pull sera alors un super-basique.
    J’adore le Speedy monogrammé, mais serais incapable de le porter: je n’assume pas la toile monogrammée. Alors on m’a offert un speedy cuir épi brun venant d’une boutique seconde main.

    A part les foulards Hermès (principalement par transmission familiale) et ceux de Fabric Frontline parce qu’ils sont juste parfaits à mon goût, je ne m’attache pas à la marque, mais surtout à la continuité. Exemple: certaines chaussures me plaisent beaucoup, mais je sais que mes pieds ne les aimeront pas, alors je passe et achète des valeurs sûres. Pour les vêtements pareils: beaucoup de VPC, dans des “marques” dont je sais qu’elles me conviendront. Oeuf corse, je ne suis pas souvent “à la mode” :-) .

    Quant au maquillage, il m’est impossible de mettre 40 à 50 euros dans la marque XYZ ou ABC, aussi jolie que soit la palette de poudre, quand je sais que la même usine produit aussi pour des marques bien moins chères.

    Et pour terminer ce long – trop long – commentaire, j’ai une petite déception récemment: j’ai appris qu’Hermès ne faisait plus roulotter ses foulards en France. Lorsqu’ils sortent de l’impression, ils sont envoyés en Chine pour le roulottage à la main. Du coup, les Chinois fabriquent maintenant les belles boîtes orange et emballent les foulards dedans avant de les renvoyer en France ou directement chez le distributeur d’un pays. Tout fout le camp ma brave dame.

    Belle journée

  17. très interessant ton billet, ça fait du bien de temps en temps faire une pause pour prendre un peu de recul par rapport à tout ça et se demander où on va.
    Par contre je viens de réaliser du coup que clairement je collectionne les chaussures…

  18. comme Melle Dubndidu pour les sacs je suis d’acc la valeur se transmet, j’ai un vieux vuitton que je dois renvoyer à l’usine pour le recoudre il a 22 ans je l’ai eu pour mes 16 ans.
    Évidemment il ira à une de mes filles
    par contre des chaussures c’est clair que ça ne se transmet pas bon excepté une mythique paire de louboutin faut il encore que ce soit la même pointure :-D
    après si on a les moyens autant acheter une meilleur qualité
    Moi là ou j’ai le plus de mal c’est pour les pièces vraiment chers qui n’ont rien de fabuleux exemple type pour moi les boots IM de la dernière photo franchement je mettrais pas ce prix là pour des boots aussi simples ! Ok la qualité tout ça, mais par exemple j’ai des vagabond aux pieds qui sont tout aussi simples et de très bonne qualité également et le prix n’est pas comparable.
    disons que du coup même si je n’aime toujours pas follement pour le coup je comprends plus qu’on dépense autant dans une paire de sneakers IM vu l’originalité des modèles.

    mais pour ça je suis pareil pour certains “basiques” je n’ai jamais non plus compris qu’on achète un tee shirt ou débardeur très basique au prix fort chez zadig et voltaire ça j’avoue ça me dépasse parce que même la qualité de la coupe ne vaut pas les 100 euros d’un débardeur.
    Donc parfois je suis persuadée que la marque joue, exactement le même débardeur chez zara ne provoquerait pas la même envie.

    mais encore une fois je te trouve super honnête et franche dans ton billet et j’aime ton blog pour ça.
    bises

  19. Très pertinent cet article, le rapport aux vêtements est assez complexe et varie d’une personne à une autre. De mon côté, j’ai une catégorie “pièces que j’adore mais que je ne porte que trèès rarement”, de peur de les abîmer… je les considère un peu comme pièces de collection, même si elles ne coûtent pas forcément une somme folle.

  20. Coucou
    Tout est relatif comme toujours, chacun à sa perception de la mode, du coût…
    Mais dans l’ensemble je suis assez d’accord avec toi, avec les différentes catégories…
    Sinon, pour parler plus “légèrement” tu as trouvé ta jupe verte héhé!! ;-)
    Bonne journée!

  21. Je partage complèteent ta vision, et ajouterais une subdivision aux relations affectives avec les marques: “The dream come true”. Lorsque j’avais 25 ans, je vivais dans le 11ème et la boutique Isabel Marant rue de Charonne me faisait fantasmer ^-^ Vanessa Bruno aussi me semblait un rêve inaccessible. D’avoir désiré les pièces de ces créatrices renforce le bonheur ressenti à l’achat quelques années plus tard.
    Ce sont des petits plaisirs (materiels et futiles il est vrai) qui font la différence…

  22. et la lingerie? c’est marrant je pense a ça le jour de la st valentin….
    moi dans cas particuliers, je range des tas de marques aussi…. et dans collection, ça doit représenter 1pour cent de mon dressing!
    des bises

  23. Ma foi je me retrouve parfaitement dans tout ce que tu as écrit. Ces 3 catégories, ce sont les mêmes pour moi. La plus difficile à “gérer” financièrement parlant quand tu es addict étant la 3ème, avec la même question à se poser: Est-ce que je fais bien de dépenser autant pour un article que je ne remettrai pas l’année prochaine?
    En ce qui me concerne, je ne me posais absolument pas la question jusqu’à il y a quelques mois, jusqu’à ce que je commence le shopping puériculture/bébé (tout compris) après avoir appris que j’étais enceinte.
    J’achetais ce que je voulais, peu importe le prix, je me faisais plaisir sans faire attention.
    Aujourd’hui les choses sont différentes. Je préfère les pièces intemporelles, quitte à ne pas acheter quelque chose qui me plaît beaucoup mais où je sais que je ne le mettrai que quelques semaines/mois.
    D’autre part, je fréquente à nouveau des enseignes relativement cheap (H&M, Zara…), que j’avais totalement délaissées ces dernières années. Et je suis pas moins heureuse, puisque d’un côté je trouve des sapes qui me conviennent bien en terme de rapport tendance/prix, et d’un autre côté ça me permet de m’acheter une très belle pièce de temps en temps.
    Je rejoins également Clara sur la catégorie “dream come true”. Lorsque tu as pu enfin t’acheter des pièces de certains créateurs sur lesquels tu baves depuis plusieurs années, tu ne reviens pas en arrière. Ça va avec les marques “affect” pour moi.

    http://manoloetcompagnie.blogspot.com/

  24. Merci pour ce billet Walinette! Il définit bien comment aujourd’hui je souhaite aborder mes achats. Les pièces intemporelles et de qualité avec les pièces “de mode” variables à tout instant. C’est aussi pour moi un moyen de ne pas trop culpabiliser lors de mes achats de qualité et de me dire que je garderais cette pièce longtemps.

  25. Je suis plutôt d’accord avec toi j’ai un budget sac, dans lequel je privilégie les sacs de qualité et avec une certaine identité genre les Jerome Dreyfuss. Ce sont des sacs que j’aimerais transmettre plus tard. Donc pour ça je met le prix. Pour le reste eBay, Zara H&m sont mes meilleurs amis :)

  26. Je salue l’idée de cet article et le courage de se dévoiler ainsi. Je suis assez d’accord avec la catégorie “Dream comes true” de Clara… il y a des pièces notamment de (petits) créateurs qui me font rêver et m’attire, et quand je réussis à mettre la main dessus lors de soldes ou de ventes privées alors c’est la Saint-Graal (exemples : le Jared de Velvetine, le Nolita des Composantes, la Chouquette Léopard Julie Dupont…). Généralement, si une pièce chère me fait envie, j’attends pour ne pas la payer plein pot : je trouve qu’on nous abuse à ce sujet, mais le désir l’emporte souvent.
    Je suis une consommatrice, c’est vrai, notamment sur le Net mais qu’importe le type de pièce que j’achète je cherche toujours la bonne affaire en rapport avec le coup de coeur.
    Pour autant, j’essaye de ne pas acheter PARCE QUE c’est telle ou telle marque et je me rends compte que beaucoup de blogueuses (pas forcément toi) ont cette manie : j’achète parce que c’est IM ou Miu Miu ou Vanessa Bruno, et ça je n’adhère pas, cela ne me donne pas envie car je n’y trouve plus d’intérêt stylistiquement parlant.
    Pour conclure, j’essaie aussi de me créer un dressing avec de bons basiques, des intemporels que je souhaiterais transmettre à ma fille, et la touche fun plus ou moins jetable ;-)
    Bonne journée Walinette !

  27. Je suis d’accord avec tes catégories, même si les articles que tu y classes peuvent relever d’une autre qualification (je pense aux Dickers). Mon problème est que je privilégie et ce de manière parfois compulsive, les achats tendance ou affectifs. Je suis effectivement dingue au point d’avoir acheté en moins d’un mois la veste Agnette blanche d’Iro et la veste Virevolte bleue êe Sandro, alors que c’est à peu près le même modèle et le même usage. Idem cet hiver avec la veste grise d’Iro et celle en tweed d’IM, mais j’ai revendu la première. Après je me plains (pour rire, hein, il faut relativiser tout ça au regard du contexte) de ne pas pouvoir m’habiller chez Hermès ou Céline. Si je rationnalisais mes achats, je pourrais pourtant m’achter une très belle pièce par saison. mais je ne peux pas m’empêcher de surréagir aux articles tendance, comme ton jean fleuri que j’ai commandé dès que je l’ai vu sur ton blog. En revanche, la parka Maje que j’ai achetée cet hiver, et bien, très bon achat intemporel. Il ne faut pas non plus généraliser sur Maje ou Sandro, il y a aussi de très belles pièces.

  28. J’aime bien mélanger les marques pour les vêtements. Par contre je serai maintenant incapable d’acheter un sac “cheap” (et ce n’est pas du snobisme). J’aime bien les sacs de marque (quand la qualité tient la route) et je change maintenant plus souvent qu’avant en revendant les sacs dont je me suis lassée. Bisous,bonne journée !

  29. HAAA les marques … en ce qui me concerne , je commence a en revenir , j’ ai eu ma periode fashion victime , mais ( l’ age sans doute) , a present , je me fie a la qualité et non plus a la marque ! Meme si bien evidement , un hermes resteras tjr un hermes , la vrais question est : ” est ce que le prix est justifier , car 8000 euros , meme pour un hermes , est ce bien normal ? Tout hermes qu’ il soit ce n’ est quand meme qu’un sac … je dois dire que pour certaines pieces mn coeur balance encore ….

  30. Jj’ai trouvé ce billet et les divers commentaires trés intéressants. je fonctionnne et j’ai fonctionné à peu prés comme vous toutes. J’ai remarqué chez moi, une certaine évolution, dernièrement. je deviens une consommatrice énervée voir en colère. Ma soeur dit que je suis une chieuse(sympa les soeurs). Mais je n’admets plus le comportement de certaines marques. Quand on achète un sac vuitton ou chanel, on achète une marque, certes. mais aussi une production, un savoir faire, une qualité incomparable. Et cela le reste. Par contre , Je me sens de plus en plus flouée par certaines marques. Elles se construisent une image sympa. A partir de ce moment là, j’ai l’mpression que leur seul objectif, c’est la marge et encore la marge. On augmente les prix, on diminue la qualité. le tee-shirt Homme de Zadig et voltaire, le best de cette marque est produit, en Chine pour 2,49€. Il revendu environ 80€( reportage M6). je suis addict à la lingerie. L’affaire lejaby ou aubade m’a choquée. Un SG vendu entre 80 et 100€ est produit en France à 12€ et le sera à 8 € en Tunisie. Je ne l’accepte pas. Surtout quand je regarde l’Italie, l’autre pays de la mode et du luxe. les marques italiennes n’ont pas le même modèle de développement. Elle produisent en Chine, certes. Mais Elles ont su garder le principal en Italie et des emplois. je suis désolée pour ce billet un peu trop militant. Mais j’ai un rapport passionnel avec la mode. Ma mère est couturière. Les tissus, les coupes, les robes.. c’est mon enfance. Bonne journée à toutes.

  31. Coucou,

    Merci beaucoup pour ton blog, il est super.

    Bisous et vraiment très bonne continuation.

    Alexia.

    http://www.laboutique-aufeminin.com

  32. Tres bon article qui remets bien les choses à leur place, moi c’est quand je pense m’acheter une pièce durable donc j’y mets le prix et le temps me prouve que non même en y mettant le prix elle se transforme en pièce Mode … Là je me dit que j’aurais mieux fais de me trouver un ersatz de chez h&M …

  33. Suis tout a fait d’accord avec le “dream comes true” aussi, bien que pour le moment, mes “dream come true’ realisés n’ont jamais dépassés 100 euros. J’ai un collier Isabel Marant que ma soeur m’a donné il y a plus de 10 ans et je m’en suis seulement rendu compte l’été dernier.
    C’est aussi une des creatrices chez qui un jour, j’acheterais un petit truc, idem pour Jerome dreyfuss mais la, le petit truc sera vite a plus de 400 euros.
    Donc j’attend. J’ai d’autre choses a faire avec mon argent avant ca.

    Pour en revenir a ton article, et a comment moi je le vis, c’est que je n’ai tout simplement aucune fringue de marque super chere. Dans mon armoire on trouve: Zara, Topshop, H&M et kookai.
    Je fuis Sandro et Maje car je trouve la meme chose chez Zara en moins cher et, même si je pourrais m’autoriser un petit T shirt Zadig et Voltaire je repete un commentaire du dessus: “parfois je suis persuadée que la marque joue, exactement le même débardeur chez zara ne provoquerait pas la même envie.”
    J’ai plus des catégorie de “qualité”. J’aime le beau cuir, et je le privilégie (bye-bye les sac H&M), je suis à la recherche de la piece rare: mais par rare j’entend la coupe qui me va, que je veux et de qualité, mais pas forcement de marque.

    Mnt je privilégie les basiques que je cherche de qualité (ca devient rare, meme quand on met le prix..) et j’achete rarement un truc mode (color block? ca ne me va pas, le neon? aller un t shirt!).
    Je ne veux plus etre esclave de la mode.

    Une question apres cette tartine?
    Ou trouver des bon basiques de QUALITé pas trop hors de prix? Un bete T shirt blanc qui ne twiste pas et que je peux mettre et remettre..? J’ai Topshop mais bon… encore mieux que ca? Faudrais que tu nous ponde un truc la dessus.. parce que ca devient ridicule..
    des gros bisous!

  34. Anaelle : Petit bateau, tout simplement !!! un bon basique en coton ….
    Sinon ton article, je ne sais pas quoi penser…..j’aime les marques et je délaisse de + en + les zara, H&M TOPSHOP et autres….un beau sac OU une belle paire de chaussures et un basique slim tees blanc et pour moi rien de plus
    les boots chloé je les ai revendus car trop bling bling pour moi….je préfère porter une paire de converse et un balenciaga
    le chic et la simplicité : voici ma Devise…

  35. Oui, c’est un post intéressant!
    Personnellement, j’aime trop changer pour m’offrir des pièces couteuses, donc je me contente bien souvent de “copies” Zara ou H&M, qui franchement font bien l’affaire. Ca m’évite aussi de culpabiliser lorsque je fais du “sur-shopping”….
    J’ai quelques fringues Chloé ou IM…que j’ai achetées sur ebay! Bise

  36. Je m’étonne que tu ne parles à aucun moment du plaisir de snober l’autre en s’offrant une pièce inaccessible et très recherchée. Ce n’est pas beau comme attitude, mais ça existe et ça conditionne le comportement de la modeuse en grande partie ! (Ne cherche pas à nier, je ne te croirais pas^^). Détruire l’autre moralement procure un plaisir qui constitue l’un des derniers tabous de notre société. Et venir troller les blogs (ce qui est devenu mon passe-temps favori) relève précisément du même vice… ;)

  37. bravo pour cette petite analyse, je suis complètement d’accord avec toi.
    mais je pense que certaine personne ne comprenne pas ce rapport que nous pouvons avoir avec les fringues(et je ne parle pas forcément que de notre banquier)
    Moii j’ai de la change de partager cette passion avec ma mère qui est quelque fois plus addict que moi !!

    http://unefillelamodedesaddictions.blogspot.com/

  38. Bonjour Gaspard,
    Mais quelle horreur et quel cynisme ce commentaire !
    Il faut etre bien malheureux pour se lever le matin et se réjouir du “pseudo” mal que l’on va essayer de faire dans la journée.
    C’est votre seul but ?
    Les très belles pièces parfois inaccessibles que nous essayons d’acheter nous permettent de profiter une part de rève, de beauté et certainement pas d’enfoncer les gens qui ne le peuvent pas.
    Amatrice de très beau sac de luxe, je suis walinette depuis ses TMB et je me réjouis de voir sa dernière merveille, simple plaisir des yeux, sans jalousie, juste une admiration partagée.
    Allez gaspard, belle journée malgré tout et essayer d’etre un peu heureux, vous verrez ça change la vie…et les commentaires sur le look de walinette sont stupides, malveillants et inutiles.
    Suivant son blog en sous marin, elle est de plus en plus jolie et rayonnante, essayez d’en faire autant…
    Une autre cécile

  39. Excellent article! De retour en France je vogue sur la toile à la lecture de mes sites “honteux”: les fashion blog et Just Jared… en effet… mes culpa, mea maxima culpa. Je trouve intéressant de lire cet article sur ton rapport aux marques, car tout est rapport à l’éducation perçue. Enfant, mes tantes, ma mère et ma grand-mère m’ont toujours expliqué que le prix importe peut, que ce soit un bien immobilier, un voyage ou un soulier; ce qui importe c’est la qualité: c’est ainsi qu’en Roumanie dans les années 80′ ma famille faisait venir les souliers en cuir et peaux d’Italie, les fourrures d’Allemagne, et mes vêtements uniquement de France, c’était osé d’autant plus que ma famille ne faisant pas partie de la nomenclatura mais avait l’avantage d’être très métissée et cosmopolite et plutôt aisée. J’en ai gardé ce goût de l’excellence sans que cela soit une prédominance dans mes rapports à l’autre. Je continue à me fournir en souliers et cachemirs auprès de marques italiennes, et je considère que chaque
    saison mérite son budget “garde-robe”. Toutefois comme c’est le cas pour les femmes de ma famille je n’attribue pas une grande importance aux vêtements, car ce n’est pas le plus gros budget de mes dépenses annuelles. Toutefois j’ai beaucoup de mal à comprendre l’engouement de certaines pour quelques marques françaises comme Isabel Marant, qui fabriquent pour partie en Chine et dont la qualité est très médiocre, sans parler des coupes et motifs très mauvais goût. Je trouve triste, (sans rire), que certaines femmes et jeunes filles dépensent beaucoup d’argent (selon leurs critères) en achetant cette marque ou d’autres simplement parce que leurs marketing est très performant, alors que la qualité est très pauvre et le design souvent laid . Je préfère un pull 12 fils Loro Piana plutôt que 10 pulls Isabel Marant. Ne vous laissez pas berner par le marketing et tablez sur la qualité, la beauté classique, le chic véritable plutôt que sur les big brand qui sont sans substance!
    Bye et encore un fois ton article est très lucide.

  40. Je trouve le sujet intéressant.Les marques ou griffes mènent largement la barque. Quand elles innovent ou revisitent, qu’il y a un véritable effort de création, et que la qualité suit, je dis why not pour y mettre le prix ( attrait de l’originalité et/ou de la qualité).
    Après il y a les suiveurs (cf les marques du sentiers)qu’on paye une blinde pour une qualité ui laissent à désirer. Autant aller chercher du côté du suèdois ou de l’espagnol)etc….

    Ce qui me chagrine c’est ce phénomène du must have relié directement à la marque, à la pièce voire de la boutique…Super la lobotomie,le lavage de cerveau !!! Le compliment de bon ton est devenu “ohhhhh mais tu as le dernier sac Bidule ou la dernière paire de shoes truc “…Quid du style, l’originalité, la personnalité! Les marques en profitent pour réduire le nombre de pièces produites, entretenir l’attrait, gonfler leur prix, et de plus en plus souvent au détriment de la qualité.
    Aujourd’hui les magazines perdent vraiment de leur identité ( oh tiens mais ne serait-ce pas les bottes à franges IM pour la 25ème fois dans ELLE-Marieclaire-Grazia et consort? ). Malheureusement les blogs mode suivent, voire montrent le pas, et c’est dommage.
    J’aime les fringues, j’aime la mode, je continuerai à lire des mag ou des blogs mais je suis de plus en plus vite lassée… de ce commerce! ( je ne suis pas naïve le phénomène n’est pas nouveau mais il atteint des proportins et des prix énormes et ridicules)
    Autre phénomène :il est pertinent aujourd’hui de soutenir le petit créateur, la petite marque, le label qui grimpe…ET TANT MIEUX!
    Perso je suis OK pour payer une blinde une chemise à la coupe parfaite fabriquée en France..Euhhhh par contre un sweat blanc 100% coton troué à 210 euros, je me dis qu’on commence VRAIMENT à nous prendre pour des C…

  41. Pour moi, c’est claire, les grosse marques (CHANEL et autre) ce n’est même pas la peine. Déjà d’un point de vu budgétaire. Dépensé plus de 100€ pour un vêtement, non merci. De plus, je ne suis pas trop les tendances. J’achète ce que j’aime et ce qui respecte mon style. ^^

  42. Ton article est rédigé avec beaucoup d’intelligence. J’adhère, j’apprécie tout le recul que tu as sur ce rapport très particulier que l’on peut ressentir envers une marque et surtout l’univers qu’elle représente.

  43. Hannah et mei ont raison dans l’absolu : il ne faudrait acheter que de la super qualité, de préférence éhique et fabriquée en Europe et même mieux en France. D’accord. Mais une fois qu’on a dit ça, les difficultés commencent. Hannah, le cachemire italien 12 fils, c’est très cher, même si tu n’achètes que deux pulls par an. Et tout le monde a envie de porter du cachemire. Alors il faut bien se rabattre sur des produits fabriqués en Chine.

    Idem pour les marques du sentier ou IM : on peut penser ce qu”on veut de la qualité, certes inégale, mais il faut reconnaître qu’elles ont le don de choper l’air du temps et faire envie. La mode, c’est aussi ludique, et je ne vais pas culpabiliser parce que je paye trop cher un jean, un pull ou une paire de baskets qui me fait des pieds énormes. La futilité est aussi un moyen de supporter tout ce qui nous est insupportable. La dimension du plaisir est essentielle. Je ne conçois pas ma démarche “modesque” comme une recherche de la pièce rare, belle et indémodable, mais comme la recherche d’un plaisir immédiat et que je sais passager. Genre manger un gateau au chocolat. Je sais, c’est moche.

  44. Ton article est vraiment intéressant.
    Je suis d’acccord avec toi, l’acte d’achat est clairement affectif pour certaines marques comme Dreyfuss et Isabel Marant et c’est vrai que du coup, je passe sur des défauts rencontrés alors qu’un article défectueux dans une autre marque m’aurait fait fuir. Bon, ça m’est arrivé peu souvent : pour Dreyfuss, j’ai eu un sac qui s’est beaucoup abîmé très vite et pour Isabel Marant, c’est surtout dans mes achats Vente privée que j’ai reçu quelques pièces défectueuses, ça ne m’a pas empêchée de continuer à acheter chez eux.
    Et quant aux boots Acne, j’ai longtemps été réticente à payer si cher pour des chaussures, j’ai fini par craquer, j’en ai deux paires, je les porte tout le temps, elles sont confortables et le cuir est d’une excellente qualité

  45. Je pense que que je fonctionne un peu de la même façon. Perso, j’aurais classé les Dickers dans les pièces de qualité (les basiques).
    Je fais attention de ne pas craquer absolument sur une pièce au point de l’acheter en plusieurs exemplaires (comme les baskets IM, je les adore tellement). Il faut parfois savoir raison garder.

  46. J’aime bien cet article qui me correspond bien.
    Je trouve qu’en murissant, j’ai “appris” a acheter. Je mets le prix pour des belles pieces intemporelles. Ma marque chouchou, c’est Comptoir. J’ai tellement fantasmé sur leurs vitrines quant j’étais étudiante que j’avais l’impression de rentrer dans une vie de femme quand j’ai pu acheter chez eux. Ce qui ne m’empêche pas de flairer au premier coup d’oeil chez eux la pièce qui ne tiendra pas, vieillira mal. Leurs mailles sont d’assez mauvaise qualité pour la plupart…
    Et puis il y a des articles sur lesquels tu sais que tu ne te tromperas pas. Chez moi, c’est les Tod’s. C’est d’un très grand confort.
    Mon Graal serait un Classic Timeless de Chanel.
    Bref, tout ça pour dire que même si je fais encore certainement des erreurs d’ achat, je prends plus plaisir aujourd’hui a faire du shopping que ce soit dans des grandes marques ou chez H&M. Je me connais mieux, je touche les tissus, j’imagine avec quoi l’associer dans mon dressing…. Je suis plus sélective et c’est agréable de sentir qu’on se connait mieux, qu’on a apprehendé son style.

  47. j’aime les classiques, le sobre et les belles matières ,pour moi chanel n’est pas classe mais très bling et je trouve super moche les snicker IM qui dans 3 ans seront out !!
    et c’est quand même du grand foutage de G.. les prix!!

  48. Bonjour,
    merci Walinette d’avoir publié le post de Gaspard, car je suis d’accord avec lui (elle ?) : on ne peut pas négliger cette notion de “supériorité” de la marque. Le “regardez, c’est à ce niveau-là que j’en suis arrivé(e)”.
    C’est bien pour cela qu’on dit souvent que des personnes qui ne portent que des grandes marques cherchent à affirmer leur confiance en eux.
    Oublier ce versant moins “happy oui oui” enlève de la profondeur à la réflexion.
    Par ailleurs, je te remercie pour ta gestion des “conflits” sur ton blog, ton recul et ton fair-play sont rares (et appréciés !)

  49. nothing: Je suis vraiment d’accord avec toi et je trouve le post de Gaspard tellement vrai ! les marques de luxe = niveau social ! donc c’est certain que quand tu portes un sac à 2800 euros, tu affiches le fait que ” tu fais partie de cette classe de la societé qui a un pouvoir d’achat qui lui permet de ” les gens qui ont de l’argent depuis toujours , ne sont pas dans ce coté ” j’affiche ” ils ont toujours connu ca et s’en moquent! je ne suis pas certaine que tu porte un chanel juste pour son esthétique et sa qualité ( super mediocre d’ailleurs )

  50. Je n’ai pas vraiment de pièces de collection, et pas de vrai rapport affectif aux marques…j’essaie d’avoir des basiques (ou des pièces durables) de qualité, et des pièces plus “tendance” dans l’air du temps.
    Est-ce que ma garde-robe est austère ? Pas vraiment, mais elle manque peut-être de coup de coeur !… J’avoue que j’ai du mal à me décider rapidement pour une pièce qui coûte cher…et cette folie des sacs hors de prix me laisse perplexe.

  51. Merci pour vos retours :-)

    Une petite remarque à nouveau pour les esprits chagrins décidément bien nombreux ces derniers jours : oui, l’aspect de la marque comme marqueur social existe on est bien d’accord. On ne fait pas une thèse, je disais juste ce que représentaient certaines marques pour moi. Tara tu remarqueras d’ailleurs que je n’ai pas rangé le sac Chanel dans les marques plus “qualité” comme Hermes ou Vuitton pour certains produits. Je sais que vous ne voudrez pas le croire ou l’entendre, mais le côté “show off” ne me parle pas, je n’achète pas de sac de marque pour me la péter, je n’y avais même pas pensé en écrivant ce billet, c’est pour l’objet, le travail de l’artisan, j’adore le cuir, son aspect, son tannage.
    Je porte le Chanel plus en privé, je me fais d’abord plaisir à moi même. J’ai des défauts mais pas il me semble celui de la jalousie, ce n’est pas un oubli de ma part dans ce billet, mais juste que j’ai essayé de livrer mon ressenti et le “je porte telle marque pour montrer que “moi aussi j’en suis”" ça n’est pas moi.
    En revanche – et c’est différent – j’admets bien volontiers que certaines choses me font envie parce que je les ai vues sur d’autres, dans la blogo ou ailleurs, que ça me donne des idées d’associations auxquelles je n’aurais pas pensé, et plus généralement que je peux céder à un phénomène de mode, dans la limite de mes moyens. Mais cela n’a rien à voir avec la volonté d’afficher un quelconque “statut social”. M’offrir ou me faire offrir un symbole qui marque une étape dans ma vie en revanche : oui, c’est le cas de certaines bagues (ou justement certains sacs).

    Je comprends qu’afficher les Susan boots aient provoqué ce ressenti, j’étais surtout très contente de les avoir, après les avoir admirées pendant des années, m’en être inspirée pour mes chaussures André, c’était un vrai plaisir qui a fait oublier le prix excessif, le même plaisir qu’un collectionneur qui met la main sur une pièce qu’il voulait depuis longtemps. Je n’étais pas dans le mood “la la la je les ai et pas vous”, j’ai essayé de donner toutes les pistes pour les trouver à celles qui les voulaient et pouvaient se les offrir et des inspirations/copies en plan B.

  52. Walinette , mon post sur le chanel n’est pas contre toi ! tu es une des rares Blogueuses à être authentique !
    je suis moi même la première à avoir le dernier Chloé au bras! ce que je veux dire et je suis la première concernée , c’est “je porte un sac de luxe pour sa qualité , style etc .. ou n’y a t’il pas un certain snobisme derrière le fait d’avoir cet objet ” et même si je me persuade qu’il est de belle qualité etc .. ce serait me mentir de dire que je ne suis pas fière d’avoir ce produit!
    gros dilemme !!

    • @ Tara : excuse-moi si j’ai tendance à tout prendre pour moi mais cette dernière semaine j’ai été pour le moins gâtée dans les commentaires ;-) , il est fort possible que je prenne la mouche plus rapidement que d’ordinaire.
      Je suis d’accord, il est difficile de faire la part des choses entre l’image de la marque et le produit en lui même. Et parfois posséder la marque est un plaisir en soi (genre le vernis Chanel que je viens d’acheter quoi), la part de rêve. Le problème vient quand ce rêve là commence à être trop marketé, trop visible et là la magie n’opère plus.
      Mais la fierté et le plaisir que tu décris ne vont pas forcément de paire avec le côté “show off”, enfin il ne me semble pas. Je ne ressens aucun plaisir à être jalousée sur mes possessions, ça aurait plutôt tendance à me mettre mal à l’aise (et c’est fortement contradictoire avec le fait de les montrer chaque jour sur ce blog, puisque c’est une conséquence je pense inévitable). Vaste sujet.

  53. A propos des Suzanna, quelqu’un peut me donner une adresse de boutique en France qui les aurait en beige? En dehors de la boutique Chloé de l’avenue Montaigne…
    Ce serait super sympa!

  54. Yes j’ai essayé tout à l’heure mais ils devaient déjà être fermés. Merci en tout cas!
    Ils reste une paire en 37,5 à la boutique Chloé, mais sachant que je fais un 39 j’ai peur qu’elles soient un peu juste… Tu sais si la boutique expédie en province? Tu avais dit dans un précédent post que la boutique Iris le faisait je me souviens, mais je ne sais pas si c’est le cas pour la boutique…

  55. Oula, que de commentaires! J’ai l’impression, en lisant plusieurs blogs,que tout le monde tend a préférer la qualite “j’arrête les dépenses futiles, je prends que des basiques” etc; et que, finalement, il ya toujours autant de nouveautés, mais pas forcément aux prix des pièces achetées suite à une pulsion (comme on peut facilement en avoir chez h&m par exemple. Le prix peu cher, le je prends-je jette). Forcément, les gens qui regardent sont tentés et à force de voir, se disent “je le veux”. C’est un phénomène malsain car ça engendre de l’envie mais surtout une sorte de jalousie, voir du mépris. J’ai abandonné la lecture de certains blogs car on finissait avec une tenue que peu de gens pourrait se payer et qui, au final, semblait donner une image cheap de ces pièces tellement elles arrivaient et ressortaient des dressings de ces blogueuses.
    J’ai envie, en lisant un blog tourné vers la mode, de découvrir des pièces belles, qui me feront rêver mais pas pour la marque, mais pour le côté intemporel, pour ce qui me ressemble, et pour ce qui me fait avoir un véritable coup de coeur.
    Dans ton article j’ai aimé voir des vrais pièces de qualité qui te tenait à coeur. J’ai pu aussi m’en acheter (le bolide notamment) et je sais que je ne le sors que rarement tellement je sais que l’occasion de le racheter ne se reproduira pas.
    J’ai envie aussi de répondrenau commentaire de marie-geneve (beaucoup plus haut) sur la fabrication des foulards hermes. J’ai suivi pendant une semaine tout le parcours de la fabrication d’un carré et ai pu y mettre la main à la pâte. Les roulottés sont toujours fait en france. Et j’admire celles qui font ça avec une simplicité déconcertante!

  56. premiere fois que “je prends la parole” sur ton blog mais j’ai adoré ton article! Je suis d’accord avec toi quand tu parles de passion (on me rit souvent au nez quand je parle pour moi de passion….j’aimerais pouvoir mettre cet argument sur mon CV ;)

  57. J’ai adoré ton article.
    J’aurai aussi ajouté la catégorie “dream come true”. Ca a été le cas l’année dernière avec le Speedy que je me suis offert.
    Ca le sera dans qq années je l’espère avec le Birkin ;)
    Hâte de voir le Sofia Coppola. Je l’adore aussi.

  58. Pingback: Les blogs, les blogs, les blogs ♥5 | beautyarchi

  59. Très intéressant. On vit dans une société qui pousse continuellement à racheter. Quand tu parles qualité chez Vuitton je ne suis pas vraiment d’accord. Pour le speedy ce n’est qu’une toile enduite vendue hors de prix. Pour moi seul Hermès garde son savoir faire et sa fabrication made in France à Lyon, mais alors les prix sont tellement haut, loin de moi de ne penser que ça n’est pas justifié. Il faut 30h pour faire un Birkin. Mais est ce que que je franchirai le pas de mettre cette somme.

  60. Bon, il y a une première fois à tout, donc me voilà à poster mon tout premier commentaire sur ton blog.
    En effet, cet article et les nombreux commentaires qu’il a suscités m’ont fait beaucoup réfléchir.
    Je suis étudiante, je n’ai aucune pièce de collection, je n’ai pas le budget pour, mais ce n’est pas faute de rêver d’en posséder un un jour (en particulier le 2.55 de Chanel) ! Il est vrai que la marque joue un rôle crucial dans le processus de décision d’achat. Pour se donner bonne conscience, on peut se dire qu’on a acheté un sac Vuitton ou Hermès pour la qualité, le tannage etc. de la production et du sac en lui-même; mais au fond, le même sac au même prix mais sans marque, on y réfléchirait à deux fois non? Je ne dis pas qu’en achetant un sac Hermès à 6000€ se fait sans y réfléchir à deux fois mais s’il était sans marque, avec la même incroyable qualité du cuir, on ne l’achèterait sûrement pas à 6000€…
    Je divague mais je me comprends, ça me fait beaucoup réfléchir et j’espère me poser ce genre de questions plus tard, quand j’aurais les moyens de m’acheter une “pièce de collection”!

    P.S: je suis totalement d’accord avec la lectrice qui dit que tu es une des rares de la blogo à être authentique! Ta maturité, ton franc-parler et ton style sont d’une fraîcheur!

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